
Ce mardi 4 février 2026- Les forces de l’ordre ont procédé, à l’interpellation du Directeur national de la Direction nationale du contrôle de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants (DINACOPE), Boniface Mbaka.
Selon des sources sécuritaires concordantes, il est soupçonné d’être impliqué dans un réseau communément qualifié de « mafia des enseignants fictifs », un système frauduleux qui aurait causé d’importantes pertes financières à l’État congolais.
D’après nos informations, l’arrestation de Boniface Mbaka fait suite à une enquête approfondie menée par les services spécialisés.
Au moment de son interpellation, son bureau a été perquisitionné et plusieurs effets personnels, notamment des téléphones portables et des documents jugés sensibles, ont été saisis afin d’alimenter l’instruction en cours.
Le suspect est actuellement placé en garde à vue. Toujours selon nos sources, les enquêteurs cherchent également à établir d’éventuels liens entre le directeur de la DINACOPE et des éléments proches des rebelles de l’AFC/M23, une dimension sécuritaire qui alourdit davantage les soupçons pesant sur lui.
Ces accusations restent toutefois à confirmer par la justice, l’enquête étant toujours en cours. Cette arrestation n’est pas une première pour Boniface Mbaka. Sous le régime de l’ancien président Joseph Kabila, alors qu’il occupait déjà le poste de Directeur national de la DINACOPE, il avait été accusé de détournement de fonds publics.
Ces faits lui avaient valu une radiation du système éducatif congolais. Contre toute attente, il avait été réintégré près de dix ans plus tard, sous le régime du président Félix Tshisekedi. L’affaire relance le débat sur la gouvernance du secteur éducatif, la lutte contre la corruption et la gestion opaque des effectifs enseignants en République démocratique du Congo.
Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’assainir les finances publiques et de restaurer l’autorité de l’État, cette nouvelle interpellation pourrait marquer un tournant dans la traque des réseaux de prédation au sein de l’administration.
En attendant les conclusions judiciaires, l’opinion publique reste suspendue aux résultats de l’enquête, dans un contexte où la question des enseignants fictifs demeure l’un des symboles les plus criants des dysfonctionnements de l’État.
Scarpe Mbuyamba Espérant (ELITE-NEWS.NET )