Les autorités éducatives de la province du Kasaï ont officialisé la grille tarifaire des frais de participation aux épreuves certificatives nationales pour l’édition 2026. Selon le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, le coût global de l’Examen d’État (EXETAT) s’élève désormais à 125 000 francs congolais par candidat.
Dans le détail, ces frais se déclinent en trois composantes : 70 000 FC pour la session hors-session, 55 000 FC pour la session ordinaire de l’EXETAT, tandis que la participation au Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP) est fixée à 35 000 FC.
D’après les autorités, cette structuration tarifaire prend en compte les réalités socio-économiques locales, avec pour objectif affiché de préserver l’équité entre les candidats tout en garantissant l’organisation effective des épreuves sur l’ensemble du territoire provincial. « Ces montants visent à concilier les contraintes logistiques et le souci d’accessibilité pour les familles », indique une source administrative proche du dossier.
Calendrier académique confirmé
Le calendrier des épreuves est également maintenu. La hors-session de l’EXETAT débutera le 4 mai 2026 par la traditionnelle épreuve de dissertation, suivie des examens pratiques programmés du 11 au 18 mai. Le TENASOSP se tiendra les 11 et 12 juin, tandis que la session ordinaire de l’EXETAT est prévue du 22 au 25 juin 2026.
Ces échéances constituent un tournant décisif pour des milliers d’élèves finalistes à travers la province, dans un contexte où la régularité du calendrier scolaire demeure un enjeu majeur pour le système éducatif congolais.
Mobilisation sur le terrain
À Tshikapa, chef-lieu du Kasaï, les préparatifs s’intensifient dans les établissements scolaires. Les équipes pédagogiques s’activent pour boucler les programmes, tandis que les élèves multiplient les séances de révision.
Interrogés, plusieurs finalistes affichent une détermination mesurée face aux défis à venir. « Nous savons que c’est une étape importante pour notre avenir. Malgré les difficultés, nous nous préparons sérieusement », confie un élève du secondaire.
Entre contraintes financières et impératif d’éducation
Si les autorités insistent sur le caractère « adapté » des frais fixés, la question de leur accessibilité pour certaines familles reste posée en filigrane, dans une province marquée par des défis économiques persistants. Pour de nombreux ménages, la mobilisation de ces montants représente un effort financier non négligeable, à quelques semaines seulement du début des épreuves.
En dépit de ces contraintes, l’organisation des examens nationaux demeure une priorité pour les pouvoirs publics, qui entendent garantir la crédibilité et la régularité du système d’évaluation certificative en République démocratique du Congo.
Par Lydia Fwamba, depuis Tshikapa