Les incursions répétées d’éléphants dans le village de Lovua, situé dans le groupement Baboma-Nord, territoire de Mushie, dans la province du Maï-Ndombe, suscitent une inquiétude croissante au sein de la population. Les pachydermes s’aventurent régulièrement dans les espaces agricoles et causent d’importants dégâts aux cultures, compromettant ainsi les moyens de subsistance de plusieurs familles.
Face à cette situation qui accentue la vulnérabilité des communautés locales, Michael Nzali Mpembe, point focal de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) au Maï-Ndombe, appelle les habitants au calme et à la retenue. Il recommande aux populations de Lovua et des villages environnants d’éviter toute action susceptible de provoquer des affrontements avec les animaux sauvages.
Le responsable de l’ICCN encourage plutôt les habitants à signaler rapidement toute nouvelle présence d’éléphants aux services compétents. Une telle démarche doit permettre aux équipes habilitées d’intervenir dans les meilleures conditions et de limiter les risques aussi bien pour les populations que pour la faune.
Au-delà de la gestion des incursions, Michael Nzali Mpembe plaide pour une évaluation précise des dégâts enregistrés dans les champs. Il préconise également le renforcement des mécanismes de sécurité communautaire ainsi que la mise en place de dispositifs d’alerte et de prévention capables de permettre aux populations d’anticiper l’arrivée des pachydermes.
Pour le point focal de l’ICCN, la situation ne devrait pas être considérée comme un conflit opposant les communautés locales à la conservation de la nature. Elle appelle plutôt à une réponse concertée entre les populations, les autorités locales et les services spécialisés, afin de préserver les moyens de subsistance des habitants tout en assurant la protection de la faune sauvage.
Dans cette partie du Maï-Ndombe où l’agriculture constitue une source essentielle de revenus et de nourriture pour les ménages, la répétition de ces incursions pose ainsi la question de la coexistence entre activités humaines et protection de la biodiversité. Une meilleure prévention et une réaction rapide aux signalements apparaissent comme des leviers essentiels pour réduire les risques et préserver durablement l’équilibre entre communautés et faune sauvage.
Déogratias Makwala Mulefu
