La ville de Kikwit, dans la province du Kwilu, à l'Ouest de la République démocratique du Congo, renforce sa riposte contre la rage canine. Les autorités urbaines ont autorisé la police à procéder à l’abattage des chiens errants, une mesure exceptionnelle prise pour tenter de limiter la propagation de cette maladie qui continue d’inquiéter la population.
L’annonce a été faite par le maire ad intérim de Kikwit, Charlotte Lula, à travers un message diffusé sur les antennes de la radio Tomisa. Selon l’autorité urbaine, cette décision vise principalement à mettre fin aux attaques répétées des chiens errants contre les habitants et à réduire les risques de nouveaux cas de contamination.
Cette mesure intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des cas de rage canine dans la ville. Depuis le mois d’avril, cette maladie aurait déjà causé la mort de plus de dix personnes à Kikwit. La situation s’est davantage aggravée après le décès récent de deux enfants, victimes de morsures d’un chien errant dans la commune de Kazamba.
Par ailleurs, la mairie appelle les propriétaires de chiens domestiques à prendre leurs responsabilités en faisant vacciner leurs animaux. Une campagne de prévention qui, selon les autorités, reste essentielle pour éviter la multiplication des cas et protéger les populations.
Les services sanitaires et sécuritaires restent mobilisés afin de contenir cette crise sanitaire. Dans la ville de Kikwit, la lutte contre la rage canine demeure désormais une priorité pour les autorités, qui appellent également la population à la vigilance face aux risques liés aux animaux errants.
Par Déogratias Makwala Mulefu|Kwilu
