Les habitants de la cité de Kamabanji, située à près de 165 kilomètres de Tshikapa, dans la province du Kasaï, au centre de la République démocratique du Congo lancent un appel pressant aux autorités et à leurs partenaires face à une grave pénurie d'eau potable qui fragilise les conditions de vie de la population et accroît les risques sanitaires.
Selon les témoignages recueillis auprès des habitants ce mercredi 8 juillet, la localité ne dispose ni de forages ni de puits aménagés capables de garantir un accès régulier à une eau potable. Cette insuffisance oblige de nombreuses familles à parcourir plusieurs kilomètres chaque jour pour s'approvisionner.
La population affirme que cette situation affecte particulièrement les femmes et les enfants, principaux responsables de la corvée d'eau. Les habitants soulignent également que les longues distances parcourues exposent les jeunes filles à divers risques, notamment des violences, tandis que la consommation d'eau non sécurisée favorise la propagation des maladies hydriques et d'autres infections.
« Faute de forages et de puits d'eau aménagés, nos femmes et nos enfants sont contraints de parcourir plusieurs kilomètres pour s'approvisionner en eau potable. Les jeunes filles sont exposées aux violences, tandis que la population est confrontée aux maladies hydriques et à d'autres infections, mettant en péril la santé de tous », ont déclaré plusieurs habitants.
Face à cette situation, les résidents de Kamabanji demandent une intervention rapide des autorités nationales et provinciales, ainsi que des partenaires humanitaires et des organisations œuvrant dans les secteurs de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement (WASH). Ils plaident notamment pour la réalisation d'un forage moderne et d'autres infrastructures hydrauliques susceptibles d'assurer un approvisionnement durable en eau potable.
Pour la communauté, l'accès à une eau potable de qualité constitue un droit fondamental dont la garantie demeure essentielle pour préserver la santé publique, améliorer les conditions de vie et réduire les risques auxquels sont exposées les populations les plus vulnérables.
En attendant une réponse des autorités compétentes, les habitants espèrent que leur cri d'alarme sera entendu afin d'éviter une aggravation de la situation sanitaire dans cette partie de la province du Kasaï.
Par Lydia Mfuamba/Tshikapa
