Des consultations communautaires soulignent l’urgence d’un accès équitable aux soins et la prise en compte des inégalités de genre
C'est dans le cadre du projet “Fonds Égalité de Genre”(GEF) dans la lutte contre le paludisme, l’Association Corps des Jeunes contre le Paludisme (CJP ASBL ) a organisé samedi 23 mai 2026, une série de discussions participatives avec les communautés de Kindele, dans la zone de santé de Mont-Ngafula 1, commune portant le même nom dans la ville province de Kinshasa, sous la houlette de Madame Ruth Mpanya en sa qualité de coordonnatrice et Monsieur Jean-Paul Kabi MPUMBUE responsable programme au sein de l’association.
L’objectif : recueillir les vécus des populations et identifier les barrières qui compromettent l’accès aux services de prévention et de prise en charge du paludisme.
Au cours des échanges, les habitants ont pointé plusieurs freins structurels et sociaux. Ils déplorent ✓l’insuffisance de la prise en charge médicale,
✓le manque d’eau potable, ✓l’insécurité persistante et
✓ le mauvais état des routes, rendu plus critique par l’enclavement géographique du quartier.
S’ajoutent à cela ✓l’absence de sites de soins communautaires de proximité, ✓l’obscurité de l’aire de santé qui limite l’accès aux soins la nuit, ainsi qu’une ✓sensibilisation jugée insuffisante et peu adaptée aux réalités locales.
Des besoins humanitaires et une réponse sensible au genre
Selon l’Association Corps des Jeunes contre le Paludisme, ces constats révèlent l’urgence de mettre en place des solutions intégrées et centrées sur les personnes, prenant en compte les inégalités de genre qui influencent l’accès aux soins.
« Il s’agit de garantir un accès équitable et sans discrimination aux services de prévention et de traitement pour les femmes, les hommes, les filles et les garçons », souligne l’association. Une approche qui vise à renforcer la résilience communautaire et à réduire les vulnérabilités face au paludisme.
Un appel à la mobilisation des acteurs
À l’issue des échanges, un appel à l’action a été lancé aux autorités publiques, aux partenaires techniques et financiers, afin de soutenir des interventions concrètes, inclusives et durables au niveau communautaire.
L’activité a été réalisée grâce à l’appui technique et financier du Fonds mondial à travers ALMA, dans le cadre du projet GEF qui vise à intégrer la dimension genre dans la riposte contre le paludisme en République démocratique du Congo.
Pour les acteurs humanitaires présents, ces consultations illustrent l’importance d’une redevabilité envers les communautés et d’une programmation fondée sur les besoins exprimés localement pour améliorer l’impact des interventions de santé publique. Les premiers effets du dialogue communautaire se font déjà sentir. La population a salué l’initiative de ces jeunes, estimant qu’elle porte ses fruits : une sentinelle a été recrutée pour sécuriser la structure sanitaire, et plusieurs femmes et filles déclarent désormais pouvoir prendre part aux décisions qui les concernent. Sur le terrain, certains relais communautaires ont entamé des visites dans plusieurs quartiers, signe tangible de l’apport concret du projet.
Rappelons que ce dialogue qui a réuni plus 60 personnes de la communauté a connu également la participation de différentes autorités sanitaires notamment l’infirmier titulaire adjoint de l’aire de santé Kindele, l’animateur communautaire, le présicodesa et la représentante du chef de la Division provinciale de la Santé DPS Kinshasa
Par Scarpe MBUYAMBA Espérant|ELITE-NEWS.NET
