L'association 'Avant Tout Le Congo " (ATC) revendique, à ce jour, 53 250 signatures recueillies dans le cadre d’une pétition citoyenne réclamant un changement radical dans la gestion de la province du Maniema.
Sous le slogan “ Pour un Congo Debout ”, cette initiative citoyenne, portée par la présidente de l'ATC, Mireille Safalani, ambitionne d’atteindre le seuil symbolique de 100 000 signatures.
Ce socle démocratique est destiné à appuyer un mémorandum qui sera transmis aux autorités nationales à Kinshasa.
L'association justifie sa démarche en invoquant les articles 27 et 198 de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Ces dispositions garantissent le droit de pétition et le principe de redevabilité des élus et responsables publics envers leurs administrés.
La collecte, déployée sur l’ensemble des sept territoires de la province (Lubutu, Punia, Kailo, Pangi, Kasongo, Kabambare et Kibombo) ainsi qu'à Kindu, témoigne de la volonté de l'ATC d'offrir une portée provinciale à ce mouvement.
Ferme, l'association pointe du doigt la gestion actuelle, impliquant certaines figures politiques et administratives locales. Elle va jusqu'à réclamer la dissolution de l'Assemblée provinciale du Maniema, reprochant à l'organe délibérant un manque flagrant d'efficacité dans sa mission constitutionnelle de contrôle de l’exécutif provincial.
Contre toute cette amalgame, l’ATC en appelle désormais directement au Président de la République, Félix Tshisekedi.
Mireille Safalani espère que cet arbitrage national permettra de débloquer la crise institutionnelle qui, selon elle, paralyse le développement du Maniema.
« Notre démarche vise à replacer le citoyen au cœur de la gestion des affaires publiques et à exiger une gouvernance axée sur les besoins réels de la population », a déclaré la présidente de cette association.
Alors que la collecte des signatures se poursuit, le Maniema retient son souffle, dans l’attente de la suite que les autorités nationales donneront à cette forte expression de la volonté populaire.
Par Jonathan Bukasa
