La République démocratique du Congo célèbre ce mercredi 24 juin 2026 la 59ᵉ édition de la Journée nationale du poisson. Placée sous le thème « La pêche et l’aquaculture, sources insoupçonnées d’emplois et de richesses », cette commémoration met en lumière le potentiel économique et social d’un secteur considéré comme stratégique pour l’alimentation, l’emploi et le développement national.
À cette occasion, le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Buana, a réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance du secteur halieutique à travers des mécanismes modernes de suivi, de planification et de valorisation des ressources disponibles.
Selon le ministre, le poisson occupe une place particulière dans la vie quotidienne des Congolais en raison de son accessibilité et de son importance économique.
« Le poisson demeure une denrée stratégique en raison de son accessibilité pour tous et en tant que source de revenus. Il mérite de ce fait une attention particulière au point qu’il paraît juste de dédier aux producteurs de cette denrée, les pêcheurs, une journée nationale », a-t-il déclaré.
Pour Jean-Pierre Tshimanga Buana, cette journée ne doit cependant pas être perçue comme une simple tradition annuelle. Elle représente, d’après lui, une occasion de réaffirmer les engagements publics en faveur d’une meilleure gestion des secteurs de la pêche et de l’aquaculture.
« La commémoration de la Journée nationale du poisson ne doit pas être considérée comme un rituel de routine. Elle est encouragée par le gouvernement pour marquer à chacune de ses éditions une nouvelle ère de bonne gouvernance des secteurs productifs de la pêche et de l’aquaculture réellement au service du peuple congolais », a-t-il insisté.
Un observatoire national pour mieux organiser le secteur
Dans la perspective de créer davantage d’emplois et d’accroître les richesses générées par la pêche et l’aquaculture, le ministère entend renforcer les capacités des services chargés de la collecte, du traitement et de la compilation des données sectorielles.
Cette réforme devrait aboutir à la mise en place d’un observatoire national de la pêche et de l’aquaculture, présenté comme un outil essentiel pour le suivi, l’évaluation et la planification des politiques publiques dans ce domaine.
Pour le ministère, une meilleure maîtrise des données permettra d’identifier les opportunités, d’améliorer les interventions publiques et d’accompagner plus efficacement les acteurs du secteur, notamment les pêcheurs, les aquaculteurs et les opérateurs économiques.
Un secteur au potentiel encore à exploiter
Avec ses nombreux cours d’eau, ses lacs et son immense potentiel hydrographique, la RDC dispose d’importantes ressources halieutiques. Toutefois, plusieurs défis restent à relever, notamment l’organisation de la production, la modernisation des techniques de pêche, l’encadrement des producteurs et la structuration des chaînes de valeur.
À travers cette 59ᵉ édition, les autorités veulent donc repositionner la pêche et l’aquaculture comme des secteurs capables de contribuer davantage à la création d’emplois, à la sécurité alimentaire et à la croissance économique du pays.
La mise en place annoncée de l’observatoire national s’inscrit ainsi dans une démarche visant à faire de ces secteurs des véritables leviers de développement au bénéfice des populations congolaises.
Par Scarpe MBUYAMBA Espérant|ELITE-NEWS.NET
