Les activités socio-économiques ont été fortement perturbées ce mardi matin au centre de Lubero, où une mobilisation des conducteurs de motos-taxis a entraîné la fermeture forcée de nombreux commerces.
Selon des témoins, boutiques, magasins, pharmacies et points de transfert d’argent (« cash points ») ont été contraints de baisser leurs rideaux dès les premières heures de la journée. À l’origine de cette paralysie : une protestation des taximen dénonçant l’insécurité persistante et, plus particulièrement, le meurtre récent de l’un de leurs collègues dans la zone.
Dans plusieurs artères du centre-ville, des pneus ont été incendiés et des barricades érigées, traduisant la colère des manifestants
Les protestataires réclament la présence urgente des autorités provinciales, notamment celle du gouverneur, afin de s’imprégner de la situation sécuritaire jugée préoccupante.
La mobilisation est soutenue par des acteurs de la société civile locale, qui appuient les revendications des taximen. Ensemble, ils exigent également le départ de l’administrateur militaire du territoire de Lubero, qu’ils tiennent pour responsable de la dégradation du climat sécuritaire.
Aucune communication officielle des autorités n’était encore disponible en milieu de journée. Toutefois, la tension restait perceptible dans plusieurs quartiers, où la circulation demeurait perturbée.
Cette nouvelle agitation intervient dans un contexte sécuritaire fragile dans le territoire de Lubero, marqué par des violences récurrentes visant notamment les civils et les acteurs du transport.
Les observateurs locaux appellent à une réponse rapide des autorités afin d’éviter une escalade et de rétablir le calme dans cette partie du Nord-Kivu.
Par Jean-Pierre Matungulu|Lubero
