Il a exprimé juste ses regrets. Pas parce que ses journalistes ont mal fait leur travail. Mais des regrets face aux attaques, au dénigrement et à l'attitude de certains qui ont du mal à accepter une vérité. 

J'ai lu plusieurs personnes dire qu'à la place de ces deux journalistes, ils auraient décidé de quitter la radio, à l'instar de Trésor Kiyombo. Mais une chose est sûre. On peut tout dramatiser, mais les faits restent sacrés. Christian Lusakueno n'a pas donné tort à ses journalistes Thierry Kambundi et Miriam Boketshou. La vidéo est là, allez suivre. Il ne les a pas non plus exposés. Je l'ai trouvé par contre rigoureux, déterminé et malin. 

Moi, je suis content que Top Congo parvienne à déranger tous les camps. Pas plus tard que l'année dernière, l'opposant Djongo avait qualifié cette radio, en pleine émission spéciale, de caisse de résonance du pouvoir, simplement parce que les questions de ses journalistes l'avaient dérangé.

Aujourd'hui, des militants du pouvoir assimilent à leur tour la radio au camp de l'opposition, parce que ses journalistes ont posé des hypothèses qui dérangent, mais qui méritent pourtant d'être posées et examinées rationnellement.

C'est ça aussi, la beauté de la démocratie. Une presse qui ne cherche pas à plaire aux camps politiques, mais qui questionne tous les acteurs sans distinction.

 La neutralité, l'impartialité et l'objectivité font partie, parmi tant d'autres, des exigences qui encadrent et orientent le travail des journalistes. Une radio ne devient pas partisane simplement parce que ses questions dérangent.

WTK