Une alerte sanitaire est lancée dans le territoire de Luebo, au Kasaï, après le signalement de 35 cas suspects de Mpox, dont trois décès, dans le village de Bena Kashiya. L’information a été rapportée ce mardi par Neville Nkongolo, acteur de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), qui appelle les autorités sanitaires à intervenir rapidement afin d’éviter une éventuelle propagation de la maladie.

Situé à environ 260 kilomètres de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, Bena Kashiya fait face à une situation qui suscite des inquiétudes au sein de la communauté. Selon l’alerte de la société civile, trois personnes seraient déjà décédées parmi les cas suspects rapportés. À ce stade, ces chiffres relèvent toutefois d’un signalement communautaire et nécessitent une confirmation par les services sanitaires compétents, notamment à travers des investigations et des examens appropriés.

Pour Neville Nkongolo, le risque d’extension de la maladie constitue le principal motif d’inquiétude. Il redoute que des cas puissent être signalés dans d’autres localités de Luebo, voire dans les territoires voisins, en l’absence d’une réponse sanitaire rapide. La circulation des personnes entre les différentes communautés pourrait notamment compliquer la surveillance épidémiologique si des mesures de prévention et de contrôle ne sont pas rapidement renforcées.

Face à cette situation, la société civile appelle les autorités provinciales et sanitaires à déployer une équipe sur le terrain, à identifier les personnes présentant des symptômes suspects, à renforcer la surveillance épidémiologique et à sensibiliser la population aux mesures de prévention. Elle plaide également pour une prise en charge appropriée des personnes malades et un accompagnement des familles touchées, afin de limiter les risques de transmission.

En attendant les conclusions des services sanitaires, l’alerte de Bena Kashiya met en lumière la nécessité d’une vigilance accrue dans le territoire de Luebo. La confirmation ou l’infirmation de ces cas suspects permettra de déterminer l’ampleur réelle de la situation et d’adapter la riposte. Pour la société civile, l’enjeu est désormais d’agir sans délai afin d’éviter qu’un éventuel foyer local ne se transforme en problème sanitaire à l’échelle de plusieurs communautés.

Par Lydia MFuamba/ELITE-NEWS.NET