La zone de santé de Kasongolunda, dans la province du Kwango, est confrontée à une aggravation de l'épidémie de choléra. Depuis la déclaration officielle de la maladie en juin dernier, 256 cas confirmés et 25 décès ont été enregistrés, une situation qui suscite une vive inquiétude des autorités sanitaires locales.
Le médecin-chef de la zone de santé de Kasongolunda, Dr Anaclet Nkinzi, a indiqué que les analyses effectuées sur les prélèvements envoyés au laboratoire spécialisé de Kenge ont confirmé la présence du vibrion cholérique.
« À ce jour, nous avons déjà enregistré 256 cas de choléra. Les échantillons envoyés à Kenge, où un laboratoire spécialisé a été installé, se sont révélés positifs. Nous comptons actuellement 25 décès liés à cette maladie », a-t-il déclaré.»
Face à cette évolution préoccupante, le responsable sanitaire lance un appel pressant aux autorités et aux partenaires techniques et financiers afin d'obtenir un appui logistique et matériel susceptible de renforcer la riposte.
Selon lui, le manque d'intrants spécifiques de lutte contre le choléra compromet les efforts engagés pour contenir la propagation de la maladie et assurer une prise en charge adéquate des patients.
«Les difficultés que nous rencontrons concernent essentiellement les intrants de lutte contre le choléra. Ils sont nécessaires pour protéger la population ainsi que les prestataires de santé, afin que nous puissions couper la chaîne de transmission », a expliqué le Dr Nkinzi.»
Au-delà des besoins en équipements médicaux, le médecin-chef de zone pointe également le déficit d'accès à l'eau potable comme l'un des principaux facteurs favorisant la propagation rapide de l'épidémie dans cette partie rurale du Kwango.
« La desserte en eau potable pose également problème dans ce milieu rural, ce qui favorise la propagation rapide de l'épidémie », a-t-il ajouté.»
Kasongolunda est désormais la troisième zone de santé affectée par le choléra dans la province du Kwango, après Boko et Popokabaka. D'après les données des autorités sanitaires, plus de 400 cas ont déjà été recensés à l'échelle provinciale depuis le début de l'épidémie.
Cette progression de la maladie met en évidence l'urgence de renforcer les mesures de prévention, d'améliorer l'accès à l'eau potable, d'intensifier les campagnes de sensibilisation communautaire et d'assurer un approvisionnement suffisant en intrants médicaux afin de limiter la transmission et réduire la mortalité.
Par MAKWALA MULEFU Déogratias|Bandundu
