Kananga, 3 juin 2026 – La journée de « ville morte » décrétée par l’opposition politique à travers le pays n’a pas eu l’effet escompté dans la ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central. Ce mercredi, les activités administratives, commerciales, scolaires et de transport se sont déroulées normalement dans les différentes communes de la ville, selon plusieurs témoignages recueillis sur place.

Dès les premières heures de la matinée, les principaux axes routiers de Kananga ont enregistré une circulation habituelle des personnes et des biens. Les marchés, commerces, établissements scolaires ainsi que les services publics sont restés opérationnels, traduisant une faible adhésion à l’appel lancé par les forces de l’opposition.

Interrogé par ELITE-NEWS.NET, le notable de la localité Mobutu, François Lukuni Bwanga wa Mupemvmba, a affirmé que la population a privilégié la poursuite de ses occupations quotidiennes.

« C’est comme si de rien n’était à la suite de cet appel de l’opposition politique qui n’a été suivi par personne dans les 27 quartiers de la ville de Kananga », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette situation reflète la volonté des habitants de vaquer à leurs activités malgré les mots d’ordre politiques. Après avoir effectué une ronde à travers plusieurs quartiers de la ville, il a constaté la présence effective des agents et fonctionnaires de l’État à leurs postes de travail.

Le secteur du transport urbain a également fonctionné sans perturbation majeure. Les motos-taxis, tricycles et taxis-bus ont assuré la desserte habituelle des différents itinéraires reliant notamment Kananga 2 au marché central, la commune de Lukonga au centre-ville, ainsi que les principaux carrefours de Katoka, Nganza et Ndesha.

Dans le domaine de l’éducation, les cours se sont poursuivis normalement dans plusieurs établissements scolaires et académiques de la ville. Membre du comité local de développement de Mpokolo, dans la commune de Katoka, Bernadette Mamba s’est félicitée du bon déroulement des activités scolaires observé tout au long de la journée.

« Les élèves et les étudiants ont répondu présents dans les établissements, ce qui témoigne de l’importance accordée à la continuité de l’enseignement », a-t-elle indiqué.

L’appel à la « ville morte » avait été lancé par l’opposition politique à l’échelle nationale pour protester contre le projet de réforme constitutionnelle ainsi que la proposition de loi référendaire. À Kananga, toutefois, cette initiative n’a pas entraîné de paralysie notable des activités, le calme et l’ordre public ayant prévalu dans l’ensemble de la ville.

Aucun incident majeur n’a été signalé au cours de cette journée, selon les informations recueillies auprès de plusieurs habitants et acteurs locaux. Les activités socioéconomiques ont ainsi suivi leur cours habituel dans la capitale provinciale du Kasaï-Central.

Cet article adopte un ton informatif et factuel, tout en distinguant clairement les faits observés des déclarations des personnes citées.

Par Joseph Mabanza|Kananga