Les travaux de la conférence sur l’autonomisation de la femme et de la jeune fille ont été officiellement lancés ce week-end à Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, lors d’une rencontre organisée à l’église Saint André.
L’activité a réuni plusieurs dizaines de participantes autour des enjeux liés à la promotion des droits des femmes et à la lutte contre les violences basées sur le genre.
Initiée par l’ONG Christian Aid, avec l’appui financier de Enabel et mise en œuvre par CADEFA, cette conférence s’inscrit dans une série d’actions visant à renforcer l’autonomisation socio-économique des femmes dans la province.
Une stratégie centrée sur la transformation sociale
Intervenant à l’ouverture des travaux, Mme Julienne Lombe, chargée du genre au sein de CADEFA, a souligné que cette initiative s’inscrit dans une approche globale de transformation sociale.
« Cette conférence s’inscrit dans une série d’actions visant à promouvoir les droits des femmes et à construire une société plus équitable, où chaque femme et chaque jeune fille peut s’épanouir sans crainte de violence », a-t-elle déclaré.
Placée sous le sous-thème « Une stratégie transformative pour l’éradication des violences basées sur le genre », la rencontre a principalement ciblé les femmes et jeunes filles bénéficiaires des projets soutenus par les organisations partenaires.
Renforcer les capacités pour prévenir les violences
Au cours des échanges, les intervenants ont mis en exergue la nécessité de renforcer les capacités économiques et sociales des femmes comme levier essentiel dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Les discussions ont notamment porté sur des approches concrètes favorisant l’autonomie financière, l’accès à l’éducation et la sensibilisation des communautés.
Les organisateurs ont insisté sur le rôle clé de l’indépendance économique dans la réduction de la vulnérabilité des femmes, tout en appelant à une mobilisation accrue des acteurs communautaires pour soutenir ces initiatives.
Une dynamique participative saluée
Au-delà des communications, la conférence a offert un espace d’échange direct entre les participantes. Ces dernières ont partagé leurs expériences, exposé les défis rencontrés dans leur quotidien et formulé des propositions adaptées à leur contexte.
Cette approche participative a permis de renforcer la cohésion entre les bénéficiaires et de consolider un réseau de solidarité, considéré comme un facteur déterminant dans la réussite des actions de terrain.
Vers une société plus équitable
À travers cette initiative, les organisateurs entendent contribuer à l’émergence d’une société plus inclusive dans le Kasaï, où les femmes et les jeunes filles disposent des moyens nécessaires pour exercer pleinement leurs droits.
La poursuite de ces activités, selon les responsables, devrait permettre de consolider les acquis et d’étendre l’impact des programmes d’autonomisation dans d’autres zones de la province.
Lydia Fwamba/Tshikapa