Le Réseau des Femmes Ménopausées d’Afrique (RFMA) a officiellement clôturé, jeudi 9 avril 2026, les activités du mois de la femme en République démocratique du Congo, à l’issue d’une cérémonie organisée au ministère du Genre, Famille et Enfants, à Kinshasa.
Loin des célébrations habituelles, la rencontre s’est distinguée par un ton résolument engagé, axé sur la nécessité de transformer les discours en actions concrètes en faveur des droits des femmes et de leur autonomisation.
Devant une assemblée composée de membres d’organisations féminines, de représentantes de la société civile et d’acteurs institutionnels, les intervenantes ont insisté sur l’urgence de faire du mois de mars — consacré à la Journée internationale des droits des femmes — un levier de changement durable, au-delà du symbole.
« Que cette journée ne soit pas une festivité, mais une journée de réflexion sur ce que chaque femme peut apporter à la construction de la Nation », a déclaré une représentante du RFMA, appelant à un sursaut de responsabilité individuelle et collective.
Les échanges ont également mis en lumière les progrès enregistrés ces dernières années en matière de promotion du leadership féminin en RDC. Les participantes ont notamment salué l’impulsion donnée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, souvent présenté comme un défenseur de la « masculinité positive ».
La nomination de Judith Suminwa Tuluka à la tête du gouvernement a été citée comme un tournant majeur, illustrant l’accession des femmes aux plus hautes responsabilités de l’État.
Cependant, au-delà des avancées institutionnelles, les participantes ont rappelé les défis persistants, notamment la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Un hommage appuyé a été rendu aux femmes victimes des violences armées, avec un message de solidarité et d’espoir.
« Vous n’êtes pas seules. Les ténèbres ne régneront pas toujours », ont-elles affirmé, dans un moment de forte émotion.
À l’issue de la rencontre, le RFMA a appelé à une mobilisation continue en faveur de politiques publiques inclusives, d’un meilleur accès des femmes aux ressources économiques et d’un accompagnement renforcé pour les catégories souvent marginalisées, notamment les femmes âgées.
Cette clôture marque ainsi un repositionnement du discours autour du mois de la femme en RDC : d’une célébration ponctuelle à une dynamique d’engagement durable, centrée sur l’impact et la transformation sociale.
Par Mabanza Joseph/Kananga