Les autorités congolaises ont appelé la population au calme après des mouvements de troupes signalés ce jeudi 26 mars 2026, dans le sud du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, sur fond d’annonces relatives au retrait des forces rwandaises du territoire congolais.
« J’appelle la population au calme et à observer le retrait effectif des troupes rwandaises (RDF) du territoire congolais, dans le cadre de l’exécution des accords de paix, notamment ceux issus du processus de Washington », a déclaré le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général Evariste Kakule Somo.
Cette déclaration intervient alors que des mouvements attribués aux rebelles de l’AFC/M23 ont été observés depuis lundi dans le sud du territoire de Lubero, ravivant les inquiétudes des populations locales déjà éprouvées par des mois d’instabilité sécuritaire.
Selon les autorités provinciales, la situation reste sous surveillance et les forces de sécurité sont mobilisées pour prévenir toute escalade. Le gouverneur a insisté sur la nécessité pour les habitants d’éviter toute panique et de « faire confiance aux institutions de la République ».
Par ailleurs, l’armée congolaise poursuit ses opérations contre les groupes armés actifs dans la région. « Les Forces armées de la RDC continuent, sans désemparer, la traque des ADF à travers des opérations conjointes avec l’armée ougandaise », a précisé le général Kakule, en référence aux offensives menées avec l’UPDF contre les rebelles des Forces démocratiques alliées.
Ces opérations conjointes s’inscrivent dans le cadre de la coopération sécuritaire entre Kinshasa et Kampala, visant à neutraliser les groupes armés responsables de violences contre les civils dans l’est du pays.
Le contexte régional demeure toutefois fragile, marqué par des accusations récurrentes de soutien extérieur aux groupes rebelles et par des efforts diplomatiques en cours pour stabiliser durablement la région des Grands Lacs.
Les autorités congolaises n’ont pas précisé l’ampleur exacte des mouvements signalés, mais affirment suivre de près l’évolution de la situation sur le terrain.
Jean-Pierre Matungulu/Nord-Kivu