Ce dimanche 31 mai 2026, Une nouvelle attaque sanglante attribuée aux terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait sept morts au quartier Ngadi (commune de Ruwenzori), dans la ville de Beni. Les victimes sont toutes des autochtones pygmées de la lignée Twa.
Selon les rescapés, les assaillants ont surgi en pleine nuit et ont lâchement exécuté les civils après leur avoir demandé de ne pas fuir.
« Nous sommes des pygmées, nous ne connaissons rien de la politique, mais on nous tue_ », s'est indigné Mambiya Mubere, un survivant du massacre, rencontré par la rédaction de votre média ELITE-NEWS.NET
Cette tragédie intervient dans un contexte régional profondément bouleversé. Depuis l'occupation de la ville de Goma par les rebelles de l'AFC/M23 soutenus par l'armée rwandaise, Beni a été érigée en nouveau chef-lieu provisoire du Nord-Kivu. La province demeure sous le régime de l'état de siège, où les autorités militaires dirigent l'administration publique et où se concentrent plusieurs commandements des Forces armées de la RDC (FARDC).
Malgré ce dispositif, la région fait face à une recrudescence sécuritaire sans précédent, les ADF ayant planifié des attaques coordonnées ayant coûté la vie à plus de 200 civils en l'espace de deux mois entre Beni, Irumu et Mambasa.
Face à l'inaction perçue des autorités, une vive tension a secoué la ville ce dimanche. Exaspérés de voir les dépouilles abandonnées au sol pendant des heures, des civils en colère ont entrepris de transporter les corps sur des brancards de fortune lors d'une marche forcée vers le centre-ville, déterminés à les déposer auprès des autorités provinciales.
Pour contenir cette procession spontanée, la police nationale a déployé un important dispositif, érigeant un barrage près du marché de Boikene. Les forces de l'ordre ont fait usage de tirs de sommation pour disperser les manifestants et bloquer la route de Mavivi, profitant de la panique pour récupérer les corps des victimes et les acheminer vers la morgue.
Prince NKONGOTO ITAKA
