La population de Mayimoya, dans le groupement Bambuba-Kisiki en territoire de Beni (Nord-Kivu), a commémoré ce lundi 1er juin le cinquième anniversaire de l’attaque meurtrière perpétrée contre des élèves, enseignants et civils par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Dans un climat empreint de recueillement et d’émotion, enseignants, élèves, parents ainsi que plusieurs membres de la communauté locale se sont réunis pour rendre hommage aux victimes de cette tragédie survenue le 1er juin 2021. La cérémonie a débuté par un culte d’action de grâce célébré en mémoire des personnes tuées ou portées disparues lors de cette attaque qui avait profondément marqué la région.
Selon les témoignages recueillis à l’occasion de cette commémoration, les assaillants avaient fait irruption alors que des élèves participaient à une séance d’examen de sport.
« Un certain mardi 1er juin 2021, nous avions un examen de sport lorsque les rebelles ont surgi dans l’enceinte de notre école. Nous avons traversé la Route nationale numéro 4 pour tenter de fuir. Nous étions répartis en deux groupes, mais malheureusement l’un d’eux est tombé entre les mains des ADF. Certains ont été exécutés sur-le-champ tandis que d’autres ont été emmenés dans la brousse », a témoigné Kavira Simafrose, survivante de l’attaque, cinq ans après les faits.
D’après les données rappelées au cours de la cérémonie, cette attaque avait coûté la vie à sept personnes et entraîné la disparition de quatorze autres, parmi lesquelles figuraient des élèves et des enseignants.
Pour les organisateurs, cette commémoration vise non seulement à honorer la mémoire des victimes, mais également à préserver le souvenir d’un événement qui a laissé des séquelles durables au sein de la communauté éducative de Mayimoya.
L’activité a été organisée par les intellectuels du groupement Bambuba-Kisiki, en collaboration avec la société civile locale. Les participants ont appelé à la poursuite des efforts en faveur de la sécurité des populations civiles et des établissements scolaires dans cette partie du territoire de Beni, régulièrement confrontée aux violences des groupes armés.
Cinq ans après cette tragédie, le souvenir des victimes demeure vivace dans les esprits. À Mayimoya, familles endeuillées, survivants et acteurs de l’éducation continuent de porter le devoir de mémoire comme un symbole de résilience face à l’insécurité qui a longtemps endeuillé la région.
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