Le gouvernement congolais met la main à la poche pour le Dialogue national. Il prévoit une enveloppe de 142 milliards de francs congolais, soit environ 61,7 millions de dollars américains, pour financer l'organisation de ce rendez-vous politique.

Ce montant, établi sur la base d'un taux de change d'environ 2 300 francs congolais pour un dollar, place l'événement parmi les opérations de concertation les plus coûteuses envisagées ces dernières années. Il couvre, selon les premières indications, les besoins liés à l'organisation d'un tel forum : logistique, hébergement, sécurité, communication et fonctionnement des commissions de travail.

En inscrivant cette dépense dans ses prévisions, l'Exécutif affiche sa volonté de tenir le Dialogue national et de lui donner les moyens de ses ambitions. Pour de nombreux observateurs, la mobilisation de ressources publiques est un indicateur de sérieux, mais elle ne garantit pas, à elle seule, le succès d'une concertation. Celui-ci dépendra surtout de l'inclusivité des participants, de la clarté de l'agenda et de la mise en œuvre effective des résolutions.

Une question de priorités

L'annonce intervient dans un contexte où les besoins sociaux et sécuritaires restent importants. Elle ne manquera donc pas de susciter le débat. Certains acteurs politiques et de la société civile pourraient réclamer plus de transparence sur la ventilation des fonds et sur les mécanismes de contrôle. D'autres estimeront que le coût du dialogue reste modeste au regard des enjeux de cohésion nationale.

Ce qu'il faut retenir

Enveloppe prévue : 142 milliards de francs congolais ( 61,7 millions USD)

Objet : financer l'organisation du Dialogue national

Enjeu : garantir la transparence de la gestion et l'efficacité du processus

Espérant Scarpe MBUYAMBA