Le ministère de la Justice et Garde des Sceaux a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les incidents enregistrés lors des manifestations du 15 septembre 2026 à Kinshasa et dans plusieurs autres villes et localités de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué officiel rendu public ce lundi, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a instruit le Procureur général près la Cour de cassation de faire procéder à l’ouverture de cette enquête, conformément à ses attributions légales.
Les investigations devront notamment permettre de faire la lumière sur les différents incidents signalés durant ces manifestations. Elles porteront entre autres sur les actes de violence, les blessures, les destructions, les allégations de décès ainsi que les interpellations intervenues dans le cadre de ces mobilisations.
À travers cette démarche, le ministère de la Justice entend établir, sur la base des éléments de preuve qui seront recueillis, la matérialité des faits, leurs circonstances et, le cas échéant, les responsabilités pénales éventuelles. L’enquête devra ainsi permettre de distinguer les faits établis des allégations, sans préjuger des conclusions auxquelles pourraient parvenir les autorités judiciaires.
Le ministère rappelle également que toute personne interpellée ou mise en cause dans le cadre de cette procédure bénéficie des garanties prévues par la Constitution et les lois de la République. Parmi ces garanties figurent notamment la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense.
L’ouverture de cette enquête intervient six jours après les manifestations du 15 septembre, organisées dans plusieurs villes du pays. Les conclusions des investigations judiciaires sont désormais attendues pour établir les circonstances précises des incidents rapportés et déterminer, le cas échéant, les responsabilités conformément à la loi.
Par Gustave PADI
