La cellule de communication du ministère de la Pêche et de l’Élevage a apporté des précisions sur les déclarations faites par le ministre Jean-Pierre Tshimanga Buana lors du Panel de redevabilité organisé le lundi 14 septembre 2026 à la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC). Cette mise au point intervient à la suite de ce que le ministère qualifie de « déformation des faits » autour du dossier des bateaux de pêche fabriqués en Égypte.

Dans sa clarification, la cellule de communication affirme que le ministre Jean-Pierre Tshimanga Buana n’a jamais déclaré que son prédécesseur aurait fait perdre 15 millions de dollars américains à la République démocratique du Congo en acquérant des bateaux de pêche inadéquats. Elle précise également qu’il n’a pas affirmé que les unités concernées étaient non fonctionnelles.

Selon le ministère, l’intervention du ministre visait plutôt à expliquer les différents facteurs ayant retardé la mise en service des huit premiers bateaux de pêche fabriqués à Damiette, en Égypte, et rapatriés à Boma depuis la mi-août 2025. Parmi les difficultés évoquées figurent notamment l’absence d’une chaîne de froid ainsi que de certains dispositifs nécessaires à la pêche et à la maintenance des embarcations.

La configuration du littoral congolais aurait également constitué un élément important dans les discussions. Le ministère évoque une côte maritime longue d’environ 42 kilomètres, caractérisée par un courant marin particulièrement fort. Selon les explications fournies, ces paramètres n’auraient pas été suffisamment pris en compte lors de l’élaboration du dossier d’appel d’offres international ayant conduit à la fabrication des bateaux.

Sur le plan technique, le ministre estime que la commande aurait dû intégrer deux catégories d’embarcations, à savoir les senneurs et les chalutiers. Ces derniers, selon les explications du ministère, présentent des caractéristiques adaptées à la pêche en eaux plus profondes et aux conditions maritimes marquées par de forts courants.

Le ministère indique par ailleurs qu’une première proposition de mise en service des bateaux n’aurait pas recueilli l’adhésion des partenaires, ceux-ci privilégiant l’utilisation des chalutiers plutôt que des senneurs. Face à cette situation, le ministère affirme avoir donné suite à la sollicitation de l’Établissement YETU, fournisseur concerné par le dossier, qui bénéficie d’un appui technique et financier du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI).

Cette démarche vise, selon la cellule de communication, à créer les conditions nécessaires à l’opérationnalisation prochaine des unités flottantes. Le ministère entend ainsi recentrer le débat sur les contraintes techniques et opérationnelles entourant le projet, tout en démentant les accusations attribuées à tort, selon lui, au ministre lors de son passage à la RTNC.

À travers cette mise au point, la cellule de communication du ministère de la Pêche et de l’Élevage appelle donc à une lecture fidèle des propos tenus lors du Panel de redevabilité, afin d’éviter que des interprétations ou des informations décontextualisées ne viennent brouiller la compréhension du dossier.

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