Le ton se durcit au sein de la majorité présidentielle. La Coordinatrice des Femmes de l’Union sacrée de la Nation (CFUSN), Justine Tshilanda Kabongo, a officiellement exigé l’ouverture de poursuites judiciaires contre les auteurs d’attaques verbales jugées « diffamatoires » visant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Dans une déclaration à la presse Kinoise, samedi dernier à Kinshasa, la structure féminine affiliée à l’Union sacrée dénonce une dérive préoccupante du débat politique, marquée selon elle par des propos outranciers et des atteintes à la dignité des institutions républicaines.
« Le désaccord est un droit. Toutefois, le manque de respect ne saurait être toléré », souligne la coordination, insistant sur la nécessité de distinguer critique politique légitime et attaques personnelles. Le document qualifie la cheffe du gouvernement de « femme digne, compétente et fierté nationale », tout en condamnant fermement les discours jugés injurieux à son encontre.
Au-delà de la dénonciation, la CFUSN appelle explicitement l’appareil judiciaire congolais à se saisir du dossier. Elle exhorte les autorités compétentes à identifier les auteurs de ces propos et à engager des poursuites, dans une logique de dissuasion et de restauration de l’autorité de l’État. Pour cette organisation, l’impunité face à ce type de comportements fragilise non seulement les institutions, mais aussi le climat démocratique.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique où les tensions discursives s’intensifient sur la scène publique, notamment sur les réseaux sociaux et dans certains espaces médiatiques. La coordination y voit une menace pour la cohésion nationale et appelle à un encadrement plus rigoureux de la parole publique.
Par ailleurs, les femmes de l’Union sacrée lancent un appel à la responsabilité citoyenne, en particulier à l’endroit des jeunes et des femmes, les invitant à privilégier un débat d’idées constructif, empreint de retenue et de respect mutuel.
À travers cette sortie, la CFUSN réaffirme son soutien sans équivoque à Judith Suminwa Tuluka et se positionne comme un acteur engagé dans la défense des valeurs républicaines. Elle plaide pour un espace politique apaisé, où la confrontation des idées ne bascule pas dans l’invective, et où la critique s’exerce dans les limites du droit et de l’éthique publique.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de l’image des institutions et de protection de leurs animateurs, à un moment où la communication politique devient un terrain central de confrontation et d’influence en République démocratique du Congo.
Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET
