Le Gouvernement de la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans l'encadrement de la transhumance transfrontalière. En prélude au déploiement d'une mission d'identification des éleveurs transhumants communément appelés « Mbororo », une réunion de la commission interministérielle s'est tenue ce vendredi 31 juillet à Kinshasa.
Les travaux ont été présidés par Jean Baelongandi, Directeur de cabinet du Vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, représentant le VPM Jacquemain Shabani Lukoo Bihango.
Cette réunion a permis d'évaluer le niveau d'avancement des préparatifs de l'opération, notamment la fixation du calendrier de déploiement des équipes dans les provinces du Haut-Uélé, du Bas-Uélé et du Nord-Ubangi. Les participants ont également examiné les dispositifs logistiques, administratifs et techniques nécessaires pour garantir le bon déroulement de cette mission.
Selon les autorités, cette initiative s'inscrit dans le cadre des orientations du Président de la République visant à mieux encadrer les mouvements de transhumance transfrontalière, une problématique qui concerne plusieurs pays de la sous-région. L'objectif est de disposer de données fiables sur l'identité des éleveurs concernés, leurs effectifs, leurs itinéraires de déplacement ainsi que leurs zones d'installation.
Le Gouvernement estime que cette opération contribuera à renforcer la sécurité dans les provinces frontalières, à prévenir les conflits récurrents entre les éleveurs et les communautés locales, à limiter les risques d'infiltration d'éléments armés et à améliorer le contrôle des mouvements transfrontaliers du bétail.
Au-delà de son volet sécuritaire, cette démarche vise également à doter les pouvoirs publics d'un outil de gestion plus efficace de la transhumance, en favorisant une meilleure coordination entre les services de l'État et les autorités provinciales concernées.
À travers cette mission, les autorités congolaises réaffirment leur volonté de concilier les impératifs de sécurité nationale, la préservation de la cohésion sociale dans les zones d'accueil et une gestion mieux organisée des flux de transhumance, conformément aux engagements du Gouvernement en matière de gouvernance territoriale et de stabilité des espaces frontaliers.
Scarpe MBUYAMBA Espérant|ELITE-NEWS.NET
