Une évasion de grande ampleur s'est produite à la prison territoriale de Luebo, dans la province du Kasaï, où une quarantaine de détenus ont réussi à prendre la fuite dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juillet. Deux policiers affectés à la garde de l'établissement ont également disparu avec leurs armes de service, suscitant une vive inquiétude au sein des autorités locales.
Selon l'administrateur du territoire de Luebo, Jean Tshiawuke, les circonstances de cette évasion demeurent encore floues. Le responsable territorial a indiqué que, après les faits, seules deux détenues de sexe féminin étaient encore présentes dans l'établissement pénitentiaire.
« À l'heure actuelle, seules deux détenues de sexe féminin sont restées dans l'établissement pénitentiaire », a-t-il déclaré, tout en invitant la population à collaborer avec les services de sécurité en signalant toute présence suspecte ou toute information susceptible de conduire à l'arrestation des évadés.
Le témoignage d'une détenue restée sur place fait état d'une nuit marquée par des bruits inhabituels, des cris et des coups. Au lever du jour, elle aurait constaté la disparition de la majorité des prisonniers, sans pouvoir préciser les circonstances exactes de leur fuite.
En réaction, les autorités ont immédiatement renforcé le dispositif sécuritaire. Des patrouilles militaires ont été déployées dans la cité de Luebo ainsi que dans les localités environnantes afin de retrouver les fugitifs et prévenir tout risque d'insécurité.
Parallèlement, une réunion d'urgence du Conseil local de sécurité s'est tenue pour évaluer la situation et définir les mesures à prendre. Une enquête a également été ouverte pour établir les responsabilités, déterminer les circonstances exactes de cette évasion et faire la lumière sur la disparition des deux policiers avec leurs armes.
Les autorités locales assurent que les opérations de recherche se poursuivent activement et que des mesures supplémentaires ont été mises en place pour renforcer la sécurité autour des infrastructures pénitentiaires de la zone.
Par Jonathan Bukasa
