Une étape importante vers l’apaisement a été franchie dans le conflit foncier opposant les groupements incorporés de Katshiongo et Kasanji. Le ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité, Peter Tshisuaka Nkolomonyi, a initié mardi 23 juin 2026 une rencontre de médiation avec les deux chefs coutumiers concernés, dans l’objectif de privilégier le dialogue et préserver la cohésion sociale.

Cette initiative intervient dans un contexte de tensions marquées par des accusations d’occupation de terres. La partie Kamba Katshiongo avait annoncé une marche pacifique prévue ce mercredi 24 juin afin de protester contre ce qu’elle considère comme une occupation de son espace foncier attribuée au groupement voisin de Kasanji.

Reçu par le ministre chargé des Affaires coutumières, Kamba Katshiongo a sollicité une intervention urgente des autorités afin de trouver une solution à ce différend. Il accuse son voisin d’ingérence sur sa portion de terre. De son côté, le chef Kasanji rejette ces accusations et conteste toute occupation illégale des terres concernées.

Face à cette situation, Peter Tshisuaka Nkolomonyi a appelé les deux parties à privilégier la voie pacifique. Le ministre provincial a rappelé que les conflits fonciers constituent un frein au développement des entités locales et a insisté sur la nécessité d’un climat de paix pour accompagner la vision de développement portée par le gouverneur du Kasaï, Crispin Mukendi.

Dans sa démarche de médiation, le ministre a également annoncé son engagement à effectuer une descente sur terrain afin de mieux comprendre les origines du litige, examiner les différents points de vue et contribuer à la levée des incompréhensions entre les deux communautés.

À l’issue de la rencontre, les chefs Katshiongo et Kasanji ont salué l’approche basée sur le dialogue initiée par l’autorité provinciale. Les deux parties ont accepté d’enterrer la hache de guerre et se sont engagées à préserver la paix en attendant l’aboutissement du processus de résolution du différend.

Ils ont également appelé leurs communautés respectives à privilégier la cohésion, la tolérance et la coexistence pacifique, afin de permettre aux entités concernées de se concentrer sur les priorités liées au développement.

Par Bernard Onakana |Tshikapa