L’alerte est confirmée. Trois cas de maladie à virus Ebola sont désormais officiellement enregistrés dans la province du Sud-Kivu. L’information a été rendue publique, ce vendredi 29 mai 2026, par le Dr Claude Bahizire, chargé de communication à la Division provinciale de la santé, dans un entretien accordé à la rédaction du média ELITE-NEWS.NET
Selon lui, les deux nouveaux cas confirmés ont été notifiés dans la zone de santé de Miti-Murhesa. Au total, la province compte donc trois cas confirmés. Plus d’une dizaine de cas suspects restent en cours d’investigation par les équipes médicales.
Malades pris en charge, riposte activée
Le Dr Bahizire précise que les trois personnes atteintes sont encore en vie. Elles bénéficient d’une prise en charge au centre de traitement Ebola pour un suivi médical régulier.
Face à cette résurgence, les équipes de riposte sont mobilisées. La priorité porte sur trois axes : renforcer la surveillance épidémiologique, assurer le suivi rigoureux des cas contacts, et garantir la prise en charge des malades. Objectif : limiter toute propagation de la maladie dans la zone et au-delà.
Mesures barrières rappelées à la population
La Division provinciale de la santé insiste sur le respect strict des mesures de prévention. Le Dr Claude Bahizire recommande :
1. L’hygiène : lavage régulier des mains à l’eau propre et au savon, ou avec une solution chlorée. Usage de gels désinfectants.
2. Les contacts : éviter les contacts physiques inutiles et respecter la distanciation physique.
3. Les risques : ne toucher aucun liquide biologique d’une personne malade. Ne pas manipuler les corps de personnes décédées de manière suspecte. Ne pas consommer d’animaux retrouvés morts en brousse.
Il appelle également la population à alerter immédiatement les équipes de riposte ou les structures sanitaires les plus proches dès l’apparition de signes suspects : fièvre, diarrhée, vomissements, saignements.
Le Sud-Kivu a déjà connu plusieurs épidémies d’Ebola par le passé. Les autorités sanitaires veulent éviter tout retard dans la détection et la prise en charge. La vigilance reste de mise.
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