Dans la province du Kasaï, la dégradation des infrastructures routières prend une tournure préoccupante. L’axe stratégique reliant Tshikapa à Kamako, en passant par Kamonia, est aujourd’hui sérieusement menacé par un ravin de grande ampleur, mettant en péril la circulation des personnes et des biens.
Une menace directe sur un axe vital
Selon plusieurs témoignages locaux, ce ravin, qualifié de « monstrueux », progresse dangereusement vers la chaussée, réduisant considérablement la largeur praticable de la route. Cette situation compromet la mobilité dans cette zone frontalière et accentue les difficultés d’accès pour les usagers.
« La route principale qui relie Tshikapa à Kamako est menacée par un ravin gigantesque. Cela met en difficulté la circulation des personnes et des engins roulants », a alerté Alphonse Kambala, appelant à une réaction rapide des autorités.
Un impact économique et social croissant
Au-delà des contraintes de déplacement, la dégradation de cet axe routier a des répercussions directes sur l’approvisionnement des marchés locaux. La cité de Kamako, située à la frontière avec l’Angola, dépend fortement de cette route pour l’acheminement des denrées alimentaires et des produits de première nécessité.
Le ralentissement, voire l’interruption du trafic, accentue ainsi les risques de pénurie et de hausse des prix dans cette partie du territoire.
Un appel pressant aux autorités
Face à l’urgence, la société civile plaide pour une intervention rapide des autorités provinciales et territoriales afin de contenir l’érosion et sécuriser la route. Des travaux de stabilisation et d’aménagement sont jugés indispensables pour éviter une coupure totale de cet axe stratégique.
Un défi récurrent d’infrastructures
Cette situation illustre, une fois de plus, la vulnérabilité des infrastructures routières dans plusieurs régions de la République démocratique du Congo, souvent exposées aux phénomènes d’érosion en raison des conditions climatiques et du manque d’entretien régulier.
En perspective, l’éradication de ce ravin sera déterminante pour l’accessibilité de cette zone frontalière. Sans intervention rapide, les conséquences pourraient être lourdes, tant sur le plan économique que sur la vie quotidienne des populations locales.
Lydia Fwamba/Tshikapa