Une nouvelle tension politique émerge au sein de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central. Ce lundi, une motion de défiance a été officiellement enclenchée contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, à l’initiative de cinq députés provinciaux.
Une procédure parlementaire engagée
Conformément au règlement intérieur de l’organe délibérant, la motion devra être examinée dans un délai de 48 heures. Cette démarche s’inscrit dans les mécanismes de contrôle parlementaire visant à évaluer l’action de l’exécutif provincial.
À l’origine de cette initiative figure le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Celui-ci avait récemment introduit une question orale avec débat portant sur la gestion du secteur de la santé.
Des réponses jugées insuffisantes
À l’issue de la séance plénière, Joseph Nkashama s’est déclaré insatisfait des explications fournies par la ministre. Il évoque un manque d’efficacité dans la gestion du système sanitaire provincial, marqué selon lui par des dysfonctionnements persistants.
Soutenu par quatre autres parlementaires, l’élu reproche à la ministre une attitude qualifiée de « passive » face aux défis structurels du secteur, justifiant ainsi la demande de sa déchéance.
Un enjeu de redevabilité politique
Pour les signataires, cette motion traduit une volonté de renforcer la redevabilité de l’exécutif provincial, dans un contexte où les attentes des populations en matière d’accès aux soins et de qualité des services restent élevées.
Cette initiative intervient alors que la session parlementaire de mars se poursuit, dans un climat politique de plus en plus exigeant vis-à-vis des membres du gouvernement provincial.
Vers une montée des tensions institutionnelles
Au-delà du cas de la ministre de la Santé, certains observateurs estiment que cette démarche pourrait ouvrir la voie à d’autres actions de contrôle parlementaire visant des responsables provinciaux, annonçant une période de tensions accrues au sein de l’Assemblée provinciale.
l’examen de cette motion de défiance sera déterminant pour l’avenir politique de la ministre Rose Kamueka. Il constitue également un test pour la capacité des institutions provinciales à jouer pleinement leur rôle de contrôle démocratique dans la gestion des affaires publiques.
Par Nestor Ilo/Kananga