Le cabinet du ministère provincial des Finances, de l’Économie, du Commerce transfrontalier et de l’Émergence de l’Entrepreneuriat du Kasaï a apporté des éclaircissements officiels à la suite de la circulation, sur les réseaux sociaux, d’informations jugées inexactes concernant le fonctionnement du système KODINET.
Dans une mise au point rendue publique, les autorités provinciales affirment que les allégations relayées « ne reflètent pas la réalité » du processus en cours, évoquant une mauvaise compréhension des réformes engagées dans la gestion des finances publiques.
Une réforme structurée et progressive
Selon le ministère, la migration du système manuel vers une plateforme digitalisée s’inscrit dans une réforme planifiée et encadrée par le gouvernement provincial du Kasaï. Celle-ci est menée sous l’impulsion du gouverneur de province, Crispin Mukendi Bukasa, à travers son ministère des Finances.
Déjà opérationnelle dans la ville de Tshikapa, cette transition vise à moderniser la collecte et la gestion des recettes publiques, avec pour objectifs affichés la transparence, la traçabilité et la sécurisation des flux financiers.
Une interruption technique temporaire
S’agissant des perturbations observées autour du 14 avril 2026, les services compétents précisent qu’il s’agissait d’une interruption « strictement technique et temporaire », liée aux opérations de migration et de mise à niveau des infrastructures numériques.
Dans une correspondance officielle datée du 16 avril 2026, la société KODINET a confirmé que cette interruption n’a duré qu’une journée. Le système a ensuite été réactivé en mode opérationnel minimum, permettant d’assurer la continuité des activités de collecte et de traitement des recettes.
Le cabinet souligne par ailleurs que certaines données historiques font actuellement l’objet d’une synchronisation progressive. Cette phase peut entraîner des limitations d’accès ponctuelles, sans pour autant affecter l’intégrité des données. « Aucun cas de perte ou d’altération n’a été enregistré », précise la source officielle.
Maintien des dispositifs de contrôle
Les autorités provinciales assurent que les mécanismes de traçabilité, de contrôle et de sécurisation demeurent pleinement fonctionnels. À ce jour, la situation est décrite comme maîtrisée, avec une reprise normale des opérations sur le terrain.
Le processus de migration se poursuit conformément au calendrier établi, en vue du rétablissement complet de toutes les fonctionnalités du système.
Fin des supports manuels et rappel à la réglementation
Dans le cadre de cette réforme, le ministère rappelle l’interdiction formelle du recours aux anciennes notes de perception manuelle ainsi qu’aux bons d’entrée caisse. Le document largement partagé sur les réseaux sociaux, à l’origine de la controverse, est considéré comme « dépourvu de toute valeur légale » dans la ville de Tshikapa.
Les autorités mettent en garde contre toute utilisation de ces anciens supports, estimant qu’elle relève soit d’une méconnaissance des nouvelles dispositions, soit d’une volonté de désinformation.
Un chantier inscrit dans une réforme plus large
La migration vers le système KODINET s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation des finances publiques, notamment en lien avec les préparatifs du lancement de la Cartographie Administrative et Fiscale (CAF), présentée comme un levier clé de la digitalisation des recettes dans la province.
Appel à la vigilance et à la responsabilité
En conclusion, le ministère provincial des Finances appelle la population ainsi que les opérateurs économiques à faire preuve de vigilance et à se référer exclusivement aux canaux officiels pour toute information relative aux réformes en cours.
Il prévient que des mesures pourraient être prises à l’encontre de toute personne impliquée dans la diffusion de fausses informations ou dans des actes susceptibles de perturber la compréhension publique de ces réformes.
Le gouvernement provincial réaffirme, pour sa part, que le modèle actuellement en vigueur repose sur les notes de perception digitalisées, présentées comme garantes d’une gestion plus transparente et sécurisée des recettes publiques.
Daniel Ndaye /Tshikapa