A la une
KWILU : LE DIRECTEUR RÉGIONAL DE LA RAWBANK, TONY NTUMBA EN MISSION OFFICIELLE À BANDUNDU, POUR L'INAUGURATION D'UNE NOUVELLE AGENCE. KWILU : LE DIRECTEUR RÉGIONAL DE LA RAWBANK, TONY NTUMBA EN MISSION OFFICIELLE À BANDUNDU, POUR L'INAUGURATION D'UNE NOUVELLE AGENCE. VALORISATION DU FRANC CONGOLAIS : LA BCC PRECONISE LA PERCEPTION DES TAXES EN MONNAIE LOCALE. MONDIAL 2026, : LA RDC BAT LE JAMAÏCA PAR UN SCORE D'UN BUT À ZÉRO CAN MAROC 2025 : LA CAF DECLARE LE MAROC VAINQUEUR SUITE À LA DECISION DU JURY EN DÉFAVEUR DU SÉNÉGAL CHAMPION SUR LE TAPIS VERS. POLITIQUE : MODESTE BAHATI DÉMISSIONNE AU POSTE DU DEUXIÈME VICE PRÉSIDENT DU SÉNAT. EST DE LA RDC : L'AFC-M23 CONFIRME FINALEMENT LA MORT DE TOUT PUISSANT WILLY NGOMA SUITE À LA FRAPPE DES DRONES. KINSHASA : UNE FORMATION AU CODE DE LA ROUTE EXIGÉE AUX CHAUFFEURS DE TAXIS MOTOS [WEWA] AVANT L'OCTROI DE PERMIS DE CONDUIRE.
Image de la Bande Passante
Image de la Bande Passante
Image de la Bande Passante
Image de la Bande Passante
Image de la Bande Passante
Image de la Bande Passante
Politique

Crise à l'AFDC-A : l'aile pro-Union Sacrée rejette la radiation de Patrick Munyomo et conteste l'autorité de Bahati Lukwebo

By Rédaction : le 17 Apr 2026 | 09:08
Crise à l'AFDC-A : l'aile pro-Union Sacrée rejette la radiation de Patrick Munyomo et conteste l'autorité de Bahati Lukwebo

Une nouvelle fracture s’affirme au sein de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), formation politique membre de la majorité présidentielle.

Dans une déclaration rendue publique mercredi dans la capitale congolaise, la Coordination des groupes parlementaire et politique dite « fidèles et loyaux aux Institutions du pays » a rejeté avec fermeté la radiation du député national Patrick Munyomo et remis en cause l’autorité du sénateur Modeste Bahati Lukwebo à engager le parti.

Une décision ministérielle au cœur du litige

À l’origine de cette escalade, une correspondance officielle du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, datée du 13 avril 2026, portant suspension de « toute suite liée à la validation des résolutions du 4ᵉ Congrès ordinaire de l’AFDC ». Cette mesure conservatoire, motivée par l’existence d’un contentieux interne, gèle de facto les décisions issues de ces assises.

S’appuyant sur cette décision, la Coordination estime qu’il existe une « suspension implicite des actes contestés en période de litige », ce qui, selon elle, invalide toute mesure disciplinaire prise dans ce cadre.

Une contestation frontale de l’autorité de Bahati

Dans une adresse dirigée notamment à Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, autorité morale de l’Union Sacrée de la Nation, les signataires de la déclaration rejettent catégoriquement la légitimité de Modeste Bahati Lukwebo.

« Le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo ne dispose, à ce jour, d’aucune qualité juridique ni légitimité pour engager l’AFDC, encore moins pour prendre des décisions disciplinaires ou de radiation », affirme le document.

Dans cette logique, la radiation de Patrick Munyomo est jugée « nulle, irrégulière et juridiquement inopposable », la Coordination évoquant une « violation flagrante des règles de compétence ».

Une loyauté affichée à l’Union sacrée

Au-delà de la contestation juridique, la déclaration s’inscrit dans un positionnement politique clair. La Coordination réaffirme son allégeance au Chef de l’État et à la ligne de l’Union sacrée, présentant Patrick Munyomo comme un membre à part entière de cette aile dite « fidèle, sincère et loyale aux Institutions ».

Les signataires insistent également sur leur attachement au respect des mécanismes institutionnels, appelant à laisser au ministère de l’Intérieur le soin de trancher définitivement ce différend.

Une fracture interne désormais assumée

Cette prise de position publique consacre une division ouverte au sein de l’AFDC-A. D’un côté, le camp conduit par Modeste Bahati Lukwebo, président statutaire du parti ; de l’autre, une frange de parlementaires revendiquant une proximité politique affirmée avec le Chef de l’État.

En suspendant les effets du 4ᵉ Congrès, le ministère de l’Intérieur place temporairement le parti dans une zone d’incertitude juridique, accentuant les tensions internes.

À quelques mois d’échéances politiques majeures, l’issue de ce bras de fer apparaît déterminante pour la cohésion de l’AFDC-A, pilier de la majorité au pouvoir. En attendant un arbitrage officiel, les deux camps maintiennent leurs positions, laissant planer le risque d’une crise durable au sein de la formation politique.

La Rédaction 

Rubriques