
Des irrégularités dans la gestion des ressources sanitaires et une perte de confiance des usagers préoccupent les autorités sanitaires dans la province du Sankuru, au centre de la République démocratique du Congo.
Ces constats ont été dressés à l’issue des conseils d’administration organisés récemment par la Division provinciale de la Santé dans plusieurs zones de santé.
À l’hôpital général de Tshumbe, deux ambulances officiellement affectées à l’établissement ont été détournées de leur mission initiale. Selon les informations recueillies, l’un des véhicules serait utilisé à des fins personnelles par un membre du clergé, tandis que le second aurait été mis à la disposition du Bureau diocésain des œuvres médicales (BDOM).
Cette situation suscite l’indignation au sein de la société civile locale, qui dénonce une privation de moyens essentiels pour la prise en charge des urgences médicales. Elle appelle à l’implication de Vincent Tshomba, évêque du diocèse concerné, afin d’obtenir la restitution immédiate des ambulances au profit de l’hôpital.
Parallèlement, à l’hôpital général de Wembonyama, une crise de confiance s’installe entre les prestataires de soins et la population. Plusieurs habitants ont déserté l’établissement, dénonçant des pratiques de surfacturation jugées abusives.
Face à cette situation, le conseil d’administration a instruit le médecin-directeur de prendre des mesures correctives urgentes pour restaurer la transparence dans la tarification des soins et regagner la confiance des patients.
Ces dysfonctionnements mettent en lumière les défis persistants auxquels fait face le système de santé dans certaines zones rurales, notamment en matière de gouvernance, de gestion des ressources et d’accessibilité aux soins.
Les autorités sanitaires provinciales sont désormais attendues sur des actions concrètes pour corriger ces dérives et garantir un fonctionnement optimal des structures de santé au bénéfice des populations.
Robert Lowandja/Lodja