
Le Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a annoncé une série de mesures disciplinaires et judiciaires après des violences physiques et psychologiques infligées à une patiente à l’Hôpital Général de Référence de Kinkole.
Dans un communiqué publié jeudi, les autorités sanitaires indiquent avoir saisi les instances judiciaires compétentes pour l’ouverture d’une enquête pénale. Le Conseil de l’Ordre des Médecins a également été sollicité afin d’engager une procédure disciplinaire contre les agents de santé impliqués.
Selon le ministère, le personnel médical identifié a été suspendu à titre conservatoire, dans l’attente des conclusions des enquêtes en cours.
L’incident, largement relayé sur les réseaux sociaux, montre une patiente victime d’actes de violence physique et psychologique lors de sa prise en charge. La diffusion de ces images a suscité une vive indignation, notamment en raison de l’atteinte à la dignité et à la vie privée de la victime.
Face à la gravité des faits, une inspection extraordinaire a été diligentée au sein de l’établissement hospitalier concerné. Par ailleurs, un audit national des pratiques de prise en charge est en cours dans l’ensemble des structures sanitaires publiques, privées et conventionnées du pays.
« Toute atteinte à la dignité des patients est inacceptable », souligne le communiqué, dans lequel le ministère réaffirme son engagement à garantir des soins respectueux des normes éthiques et déontologiques.
Les autorités annoncent également la mise en place d’un dispositif national unifié de gestion des plaintes et signalements, destiné à améliorer la transparence et la réactivité face aux abus dans le secteur de la santé.
Le ministère a enfin appelé la population à signaler toute violation des droits des patients, rappelant que les professionnels de santé sont tenus au strict respect des règles de déontologie.
Cette affaire relance le débat sur la qualité de la prise en charge dans les structures sanitaires en République démocratique du Congo, où des organisations de la société civile dénoncent régulièrement des manquements aux droits des patients.
Jonathan Bukasa Muamba