Une crise de statut social frappe de plein fouet les installations de la Société nationale d'électricité (Snel-SA) dans le centre de la République démocratique du Congo.

À travers un mémorandum adressé au Chef de l'État, dont une copie est parvenue à la rédaction d' élite -news .net , les travailleurs journaliers de l'ex-Kasaï Occidental tirent la sonnette d'alarme sur leur précarité persistante.

​Malgré des années de service ininterrompu à des postes stratégiques, ces agents opèrent toujours sans statut juridique stable. Les signataires du document soulignent que cette situation engendre un « déséquilibre profond » entre les lourdes tâches qu'ils assument au quotidien et l'absence totale de couverture administrative et sociale.

​Cette instabilité pèse non seulement sur le moral des troupes, mais aussi sur leur capacité à servir durablement l'intérêt général au sein de cette entreprise publique vitale.

​Le mémorandum met en lumière un contraste saisissant entre les besoins organiques de la société et la réalité des effectifs officiellement reconnus (mécanisés).

Ces données illustrent l'ampleur du recours à la main-d'œuvre journalière pour faire fonctionner les centres thermiques de Kananga et de Mweka, piliers de l'énergie dans la province.

​Les travailleurs sollicitent l'implication directe du Président Félix Tshisekedi pour obtenir la signature de contrats à durée indéterminée. Ils revendiquent également une équité de traitement par rapport aux autres provinces de la RDC où le processus de mécanisation est déjà bien plus avancé.

​L'objectif affiché est d' aboutir à une solution « durable, équitable et humaine » pour les agents identifiés depuis 2023, afin de stabiliser le climat social au sein de la Snel-SA dans cette partie du pays.

Joseph Mabanza Wakwansampi