
Le ministre congolais de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a réaffirmé, mercredi 3 décembre, son engagement à faire de la réhabilitation des infrastructures carcérales et de l’amélioration des conditions de travail du personnel pénitentiaire l’une des priorités de son quinquennat. Il s’exprimait au terme d’une visite effectuée dans la prison du territoire de Demba, située à 65 km au nord de Kananga, dans la province du Kasaï Central.
Au cours de cette descente, le ministre a rappelé que la justice de proximité qu’il entend bâtir doit être « crédible, humaine et respectueuse des droits fondamentaux ».
«Cette prison, construite en 1942 pour accueillir 100 détenus, n’en compte aujourd’hui que 12, dont un seul condamné, faute de cellules viables. J’y ai constaté un état de délabrement très avancé : les détenus manquent d’eau et de nourriture et le personnel pénitentiaire, non mécanisé, travaille dans des conditions extrêmement précaires », a-t-il déploré.
Pour Guillaume Ngefa, cette situation est « inacceptable » et illustre l’urgence de réformer en profondeur le système pénitentiaire afin de garantir dignité humaine, sécurité et efficacité de la justice.
« Je dois agir en tant que ministre de la Justice et Garde des Sceaux, conformément à la vision du Chef de l’État et en cohérence avec l’action du gouvernement. Le bien-être de l’être humain demeure essentiel », a-t-il ajouté.
Dans la province du Kasaï Central, les conditions de détention restent largement en dessous des normes, poussant le ministre à insister sur la nécessité d’améliorer les infrastructures et les conditions de vie des personnes incarcérées.
Des efforts concertés sont désormais attendus pour répondre à cette urgence et garantir une justice réellement au service des citoyens, dans le respect des standards internationaux en matière de droits humains. La réhabilitation des prisons apparaît ainsi comme un impératif de justice et de dignité humaine.
Joseph Mabanza/Kananga