
Cinq ans après le dernier sommet, la CIRGL s’est réunie au Palais du Peuple à Kinshasa. « Consolider la paix et la sécurité pour le développement durable dans la région des Grands Lacs« , c’est le thème de ce sommet. Le Président Félix Tshisekedi a pris officiellement la tête de l’organisation pour deux ans, affirmant l’accepter avec humilité et détermination. Ce passage de relais intervient après l’appel clair de l’émissaire de l’ONU, Huang Xia. « Les hostilités dans l’Est de la RDC doivent cesser immédiatement« , a-t-il exigé.
L’accession de la RDC à cette présidence est un test majeur. Tshisekedi, qui promet une présidence intransigeante sur les principes souveraineté, intégrité territoriale, non-agression, saura-t-il transformer ce « Bâton de Maréchal » en véritable instrument de résolution des conflits régionaux ?
La présidence de la CIRGL par Félix Tshisekedi est un moment de vérité pour la région. Le nouveau Président a dévoilé un mandat dit des résultats, articulé autour de priorités fortes, notamment le rétablissement et la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale et la lutte contre l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles.
La politique annoncée est celle d’une main de fer dans un gant de velours : intransigeance sur la souveraineté et non-agression, mais ouverture au dialogue. Sa recette pour le développement est sans appel. « Il n’y aura pas de paix sans justice, pas de stabilité sans sécurité partagée, pas de développement sans intégration réelle« , a-t-il annoncé.
Cependant, c’est l’impact direct de ces principes sur la crise en cours qui est attendu. Tshisekedi doit démontrer que l’intégrité de la RDC sera défendue sans compromettre la coopération régionale, prouvant ainsi que l’hôte de ce sommet est désormais le moteur d’une paix véritable.
Merveille Kalanga/Kinshasa