
Passant par le collectif citoyen pour la souveraineté, Emmanuel Tshikandi estime qu'il n'y ait les élections que lorsque la paix sea rétablie.
Le message du Collectif Citoyen pour la Souveraineté (CCS) résonne comme un cri de conscience nationale : tant que l’Est du pays restera sous occupation rebelle, la République Démocratique du Congo ne peut légitimement organiser d’élections.
Dans une déclaration solennelle, le CCS rappelle que la souveraineté du peuple congolais est indissociable de l’intégrité de son territoire.
« Parler d’élections pendant qu’une partie du pays est occupée par l’AFC/M23 revient à violer la Constitution et à trahir l’esprit de la République », affirme le collectif.
Soubassement légal
Le CCS fonde sa position sur plusieurs dispositions clés de la Constitution de la RDC du 18 février 2006, notamment :
• Article 5 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce directement par référendum ou par élections, et indirectement par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »
Le CCS estime qu’organiser des élections pendant qu’une partie du peuple est déplacée ou sous occupation constituerait une violation du principe d’universalité du suffrage.
• Article 63 : « Tout Congolais a le devoir de défendre le pays et son intégrité territoriale face à toute agression. »
Ainsi, restaurer la paix et libérer les zones occupées devient un devoir constitutionnel préalable à tout processus électoral.
• Article 64 : « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution. »
Le CCS s’appuie sur cet article pour affirmer que les élections sous occupation étrangère constitueraient une atteinte à la souveraineté nationale.
Le CCS accuse Paul Kagame, Joseph Kabila, Corneille Nangaa et leurs alliés de manipuler le chaos à l’Est pour affaiblir la RDC tout en prolongeant involontairement le pouvoir du président Félix Tshisekedi.
« Sans la paix à l’Est, il n’y aura pas d’élections en 2028. Nous ne pouvons pas voter sur un territoire mutilé, pendant que nos frères meurent dans l’indifférence », déclare le collectif.
Le mouvement appelle le gouvernement congolais à placer la libération nationale avant le calendrier électoral.
Selon lui, aucune élection ne peut être crédible ni légitime tant qu’un seul kilomètre carré du territoire congolais reste occupé.
« Le Congo ne votera pas dans la honte de l’occupation.
L’histoire retiendra ceux qui auront choisi la dignité avant les urnes », conclut le communiqué du CCS.
Faustin Nkumbi/Tshikapa