Le sport agonise dans le chef-lieu de la province du Maï-Ndombe. Depuis près de deux ans, aucune activité sportive d'envergure n'y est organisée, une situation que la population déplore avec amertume.
Dans une ville où les espaces de divertissement se font rares, l'absence de compétitions pèse lourdement sur le quotidien, en particulier celui des jeunes. Pour de nombreux habitants, l'organisation régulière de tournois et de championnats ne relève pas du luxe : elle constitue un levier essentiel d'épanouissement, d'encadrement et d'occupation saine de la jeunesse. Aujourd'hui, le constat est sans appel : le vide est total.
Contactés par la rédaction du média ELITE-NEWS.NET , plusieurs présidents de clubs de football locaux ne cachent pas leur désarroi.
« Les années passent et l'évolution sportive reste au point mort , regrettent-ils.»
Selon eux, la ville ne manque pas de talents : chaque année, de nouveaux joueurs prometteurs émergent. Mais faute de compétitions pour les révéler, leur potentiel reste étouffé et inexploité.
Les autorités appellent à la patience
Du côté des autorités provinciales en charge des sports, le message demeure inchangé : il faut patienter. Elles justifient cette paralysie par les travaux de construction du terrain, toujours en cours. Aucune échéance précise n'a, à ce jour, été communiquée à la population ni aux acteurs du milieu sportif.
Un déficit d'infrastructures qui freine tout
Ce blocage met en lumière un problème de fond : Inongo ne dispose, à ce jour, d'aucun stade moderne répondant aux normes. Ce déficit d'infrastructures constitue un frein majeur au développement du sport dans la région, privant clubs, athlètes et supporters du cadre minimal nécessaire à la pratique et à la compétition.
Alors que les travaux se poursuivent, la question reste entière : combien de temps encore la jeunesse d'Inongo devra-t-elle attendre pour retrouver le chemin des terrains ? Acteurs sportifs et population espèrent désormais un calendrier clair et des engagements concrets de la part des décideurs.
Par Jean Béni Nseposwa et Felly Mbembe à Inongo
