Un troupeau de pachydermes a été signalé entre Alanga et Omandja Ekunga, dans le secteur de Bakela. L'ONG appelle à la prudence et demande aux services de conservation d'agir avant tout incident.
LOMELA (Sankuru) – Un troupeau d'éléphants a été signalé aux villages Alanga et Omandja Ekunga, dans le secteur de Bakela, territoire de Lomela, province du Sankuru. Cette présence inhabituelle suscite des inquiétudes pour la sécurité des riverains comme pour celle des animaux.
Un signalement relayé par la presse locale
Selon des informations rapportées par le journaliste François Lendo et plusieurs médias locaux du Sankuru, les pachydermes ont été aperçus dans cette partie du territoire. À ce stade, aucune information confirmée ne fait état d'un incident lié à leur présence.
L'APPACOL-PRN appelle à la prudence
Dans la foulée, l'ONG APPACOL-PRN a lancé un appel à la vigilance à l'endroit des populations locales. Elle exhorte également les services compétents à prendre les dispositions nécessaires pour prévenir tout drame et protéger à la fois les habitants et les animaux.
L'ICCN attendu sur le terrain
L'organisation interpelle en particulier l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Son intervention est jugée essentielle pour évaluer la situation et déterminer les mesures adaptées. Une présence rapide de ses équipes permettrait de mieux encadrer la situation et de limiter les risques liés à la proximité entre les éléphants et les zones habitées.
Au-delà de la sécurité des personnes, la protection de ces animaux est elle aussi en jeu. Une gestion inadaptée pourrait avoir des conséquences préjudiciables pour les riverains comme pour les éléphants.
Les consignes à respecter
En attendant l'arrivée des services concernés, les habitants sont invités à :
ne pas s'approcher des éléphants ;
ne pas les provoquer ;
ne pas tenter de les chasser ;
signaler leur présence aux autorités locales et aux services de conservation de la nature.
Prévenir plutôt que réagir
À Lomela, la cohabitation entre populations et faune sauvage impose une vigilance constante. L'urgence, soulignent les acteurs concernés, est de prévenir plutôt que de réagir après un drame. La mobilisation des autorités est attendue pour garantir la sécurité des habitants et préserver ces animaux, dont la présence rappelle aussi la richesse de la biodiversité du Sankuru.
Par Gustave PADI
