Le parquet fédéral belge a mené, mercredi 14 octobre, plusieurs perquisitions dans des résidences appartenant à des membres de la famille du président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, à Bruxelles et dans plusieurs communes des Brabants flamand et wallon.

Selon les informations rapportées par RFI, ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte déposée le 8 juillet 2025 pour blanchiment d’argent. Le dossier évoque également des faits présumés de corruption, de détournement et d’autres infractions financières.

La plainte, déposée par l’avocat Bernard Maingain, compte 80 pages. Elle fait suite notamment à un rapport publié en avril 2025 par la plateforme DESC/RDC, qui dénonce un présumé pillage des ressources minières du Katanga et met en cause une dizaine de membres de la famille présidentielle.

D’après ce rapport, certains proches du chef de l’État, dont son frère, sa mère et son épouse, sont soupçonnés d’avoir pris illégalement le contrôle de ressources minières dans cette province. Neuf des personnes citées posséderaient la nationalité belge, un élément ayant permis le dépôt de la plainte en Belgique.

Le parquet fédéral n’a toutefois pas révélé l’identité des personnes visées par les perquisitions. Les accusations restent à établir dans le cadre de l’enquête judiciaire.

Félix Tshisekedi n’est pas directement visé par ces perquisitions, précise RFI.

Par Astrid Panzu