Pour cultiver leurs propres terres, les agriculteurs du sud-est du territoire de Kwamouth devraient d'abord passer à la caisse. Des miliciens Mobondo réfractaires au processus de désarmement sont accusés d'exiger des paiements illégaux aux paysans avant de les laisser accéder à leurs champs.
Face à la persistance de ces pratiques, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) alertent sur une possible reconstitution de ces groupes et appellent leurs membres à la reddition.
Une rançon pour accéder aux champs
Selon les informations rapportées, ces hommes armés rançonnent les habitants en leur imposant des taxes pour accéder à leurs terres agricoles. Ils opéreraient sous la conduite d'un chef milicien connu sous le nom de « Cobra ».
Pour des ménages dont la subsistance dépend presque entièrement de la production des champs, ces exactions sont une source d'inquiétude majeure. Elles menacent aussi l'activité économique des zones concernées, où la sécurité reste précaire.
Les FARDC redoutent une réorganisation des miliciens
Dans ce contexte, l'armée dit observer des tentatives de réorganisation de la part de certains miliciens réfractaires dans cette partie de la province du Maï-Ndombe.
Malgré les efforts déployés pour restaurer la paix, des poches d'insécurité subsistent à l'intérieur du territoire de Kwamouth. La présence de groupes armés qui continuent de faire pression sur les civils reste un obstacle au rétablissement durable de la sécurité.
« Saisir l'opportunité de la reddition volontaire »
Porte-parole de la 11ᵉ région militaire, le capitaine Antony Mualushayi invite les miliciens qui refusent encore de déposer les armes à saisir l'occasion de la reddition volontaire. Il réaffirme la détermination de l'armée à mettre fin à l'insécurité et aux différentes formes de tracasseries dont souffrent les habitants.
Par cet appel, les autorités militaires encouragent les combattants encore actifs à abandonner la lutte armée et à s'engager dans le processus de reddition, condition d'un retour à une paix durable.
Des populations dans l'attente
Pour les habitants du sud-est de Kwamouth, les attentes sont claires : la fin des exactions, la liberté de circuler, la possibilité de cultiver sans intimidation et de vaquer à leurs occupations en toute sécurité.
Le retour de la stabilité dans la zone dépendra en grande partie de la capacité des autorités à empêcher la reconstitution des groupes armés, à protéger les civils et à consolider les efforts de désarmement.
Déogratias Makwala Mulefu
