L'ancien président congolais Joseph Kabila a été annoncé lundi à la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), une nouvelle plateforme politico-militaire présentée à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, et ouvertement opposée au pouvoir du président Félix Tshisekedi.

La déclaration de lancement a été lue par Claude Ibalanky, quelques jours après une adresse à la nation de M. Kabila.

Selon les journalistes Steve Wembi et Stanis Bujakera, l'ex-chef de l'État prendrait la présidence de cette structure, qui réunirait notamment des acteurs de l'AFC/M23, du mouvement Twirwaneho et d'autres forces hostiles au régime de Kinshasa.

Quatre vice-présidents annoncés

Quatre vice-présidents sont annoncés aux côtés de M. Kabila : Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Freddy Kaniki et Sultani Makenga. Ce dernier assumerait également les fonctions de chef d'état-major.

Dans sa déclaration, le FRN affirme vouloir mettre fin à ce qu'il qualifie de « tyrannie de Félix Tshisekedi », une formule qui traduit la ligne de confrontation frontale adoptée à l'égard du pouvoir en place.

Un contexte de conflit persistant

L'annonce intervient alors que le conflit se poursuit dans l'est de la RDC et que les tensions autour de l'avenir politique du pays restent vives. Elle soulève des interrogations sur les ambitions du FRN, son organisation et l'impact que son émergence pourrait avoir sur les efforts de paix.

À ce stade, la composition annoncée de la plateforme et les responsabilités attribuées à ses dirigeants n'ont pas été confirmées de manière indépendante. Aucune réaction officielle du gouvernement congolais n'était disponible dans l'immédiat.

Par Gustave PADI