À l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre sous le thème « Faire entendre les expériences vécues : des voix réelles, un changement réel », le député national Olivier Tombe appelle le gouvernement congolais à renforcer la prise en charge psychologique de la population. Il plaide notamment pour l’intégration effective des soins de santé mentale dans le paquet des soins de santé primaires et invite le Parlement à accélérer les réformes législatives dans ce secteur.

Dans sa déclaration, l’élu du territoire de Luebo met en lumière les conséquences psychologiques des crises qui frappent la République démocratique du Congo, particulièrement dans sa partie orientale, marquée par des décennies de conflits armés. Selon lui, les traumatismes liés aux violences et à l’insécurité constituent un défi majeur pour la santé publique, alors que les besoins en accompagnement psychologique demeurent importants.

« La nation congolaise traverse une crise invisible mais profonde qui ronge nos forces de l'intérieur : celle de la détresse psychologique, a affirmé le député national Olivier Tombe » 

Olivier Tombe a également déploré les tensions et les polémiques qui caractérisent, selon lui, une partie du débat politique congolais. Il estime que les discours publics devraient davantage contribuer à l’apaisement et à la cohésion nationale, plutôt que d’accentuer les divisions au sein d’une population déjà éprouvée par les crises. Sa déclaration comporte aussi des critiques à l’égard de l’ancien président Joseph Kabila, dont il conteste la position sur la situation politique et sécuritaire du pays.

Sur le plan législatif, le député exhorte le Bureau de l’Assemblée nationale et l’ensemble des élus à accorder la priorité à deux textes qu’il juge essentiels : la loi portant création et organisation de l’Ordre des psychologues, destinée à structurer et à encadrer cette profession, ainsi que la loi portant modification de la loi relative à la santé publique afin d’y intégrer effectivement les soins de santé mentale dans les services de santé primaires.

L’élu adresse également un appel au gouvernement pour l’adoption d’une politique publique globale en matière de santé mentale. S’appuyant sur l’approche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui considère la santé dans ses dimensions physique, mentale et sociale, il plaide pour une meilleure prise en compte du bien-être psychologique dans les politiques sanitaires nationales. Pour Olivier Tombe, la promotion de la santé mentale constitue un enjeu de dignité humaine qui nécessite des mesures concrètes, au-delà des déclarations d’intention.

 Par JLB