L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, est annoncé pour une nouvelle intervention médiatique ce vendredi 9 octobre 2026. L’information a été relayée notamment par les journalistes Steve Wembi et Yves Buya, qui évoquent une intervention imminente de l’ancien chef de l’État. 

Cette prise de parole intervient alors que l’ancien chef de l’État reste confronté aux conséquences d’une condamnation judiciaire historique et que ses rapports avec le pouvoir de Félix Tshisekedi demeurent au cœur du débat politique congolais.

L’annonce suscite l’attention dans un environnement national marqué par la crise sécuritaire dans l’Est, les tensions entre la majorité et l’opposition ainsi que les interrogations sur les perspectives de dialogue politique. 

Une condamnation lourde de conséquences

Le 30 septembre 2025, la Haute Cour militaire de Kinshasa a condamné Joseph Kabila à la peine de mort par contumace, à l’issue d’un procès portant notamment sur des accusations de trahison, de crimes de guerre et de participation à une insurrection.

L’affaire était liée aux accusations de soutien à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), coalition politico-militaire associée au Mouvement du 23 mars (M23). L’ancien président a contesté les accusations portées contre lui et dénoncé une procédure à caractère politique. 

Cette décision judiciaire a marqué une nouvelle étape dans la confrontation entre l’ancien chef de l’État et les autorités de Kinshasa. Elle a également placé la question de ses responsabilités présumées dans la crise sécuritaire au centre d’un débat où s’entrecroisent justice, souveraineté nationale et rivalités politiques.

La dernière sortie médiatique, entre critique du pouvoir et appel à une refondation politique

Le 20 mars 2026, Joseph Kabila avait accordé un entretien au quotidien belge La Libre Belgique, publié le 23 mars. Depuis Goma, il avait vivement critiqué la gouvernance de Félix Tshisekedi, dénoncé ce qu’il qualifiait de dérive autoritaire et mis en garde contre les risques de fragmentation du pays.

Il avait également défendu le maintien de la Constitution de 2006 et appelé les Congolais à se mobiliser sur la base de l’article 64 de la Loi fondamentale. 

Cette intervention avait constitué une prise de position politique majeure après une longue période de discrétion médiatique. 

Elle avait notamment relancé les discussions sur l’avenir institutionnel du pays, la crise dans l’Est et la possibilité d’une recomposition des forces politiques.

Une nouvelle déclaration attendue

La prise de parole annoncée ce vendredi pourrait permettre à Joseph Kabila de préciser ses positions sur l’évolution de la situation nationale. 

Les regards se tournent notamment vers ses éventuelles déclarations concernant la crise sécuritaire, le fonctionnement des institutions et les perspectives de dialogue entre les acteurs politiques congolais.

Reste désormais à connaître le contenu de cette déclaration et les orientations que Joseph Kabila entend donner à son discours dans une RDC confrontée à des enjeux sécuritaires et institutionnels majeurs.

Par Gustave PADI