La question de la rétrocession et des disparités dans les rémunérations des agents du ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat était au cœur d’une rencontre entre la ministre de tutelle, Marie Nyange Ndambo, et les représentants syndicaux de l’administration, mardi 06 octobre à Kinshasa.
Réunis à l’initiative de la ministre, les délégués syndicaux issus des différentes directions du ministère ont exposé plusieurs préoccupations liées notamment à la répartition des primes, à la correspondance entre les rémunérations et les grades ainsi qu’à la situation de certaines nouvelles unités mécanisées.
Les échanges, parfois nourris, ont permis de mettre en lumière un malaise persistant au sein du personnel. Face aux préoccupations exprimées, Marie Nyange Ndambo a expliqué les mesures déjà prises pour tenter de corriger les dysfonctionnements constatés dans la gestion administrative et financière des services placés sous sa tutelle.
Vers un assainissement de la gestion de la rétrocession
La ministre a notamment justifié le retard observé dans le paiement de certaines primes par la nécessité, selon elle, de procéder à des vérifications et de corriger des irrégularités avant toute nouvelle répartition.
L’objectif affiché est de parvenir à un mécanisme plus transparent et équitable, tenant compte de la situation administrative des agents et des règles applicables. La ministre a également insisté sur la nécessité de mettre fin aux pratiques et procédures susceptibles d’alimenter les disparités au sein de l’administration.
Dans cette perspective, plusieurs mesures ont été retenues, notamment la suspension des procédures entachées d’irrégularités, l’arrêt des démarches jugées non équitables ainsi que la mise en place d’un cadre de travail consacré à l’élaboration d’une nouvelle formule de répartition de la rétrocession.
Une commission spéciale pour rechercher une solution durable
L’un des principaux points d’accord issus de la rencontre concerne la création d’une commission spéciale de répartition élargie, associant les différentes parties prenantes. Cette structure devra contribuer à examiner les écarts constatés et à proposer un mécanisme susceptible de garantir une répartition plus juste de la rétrocession.
Pour la tutelle, cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de réformer le fonctionnement du ministère et de renforcer la discipline administrative. Marie Nyange Ndambo a également évoqué les réformes entreprises depuis son arrivée à la tête du ministère, avec l’ambition de renforcer les capacités de l’administration environnementale et de mieux défendre les intérêts du secteur au niveau national et international.
Les syndicats saluent l’ouverture du dialogue
Du côté syndical, la démarche a été accueillie favorablement. Représentant le Syndicat des travailleurs de l’Environnement (SYTRAP), Mboyo Rigobert s’est dit satisfait des dispositions annoncées par la ministre pour assainir le processus de paiement et améliorer l’équité dans la répartition des ressources destinées aux agents.
Les représentants syndicaux ont ainsi appelé leurs collègues à la sérénité, le temps que la commission mise en place puisse achever ses travaux et formuler des propositions concrètes.
Le SYTRAP souhaite par ailleurs que la dynamique engagée ne se limite pas à la seule question de la rétrocession, mais qu’elle puisse s’étendre à l’ensemble des mécanismes de gestion du ministère, avec pour finalité l’amélioration durable des conditions de travail des agents et cadres.
« Si elle continue sur cette voie, elle laissera une empreinte durable dans les annales du ministère », a déclaré Mboyo Rigobert, président du SYTRAP, saluant l’ouverture au dialogue manifestée par la ministre.
Au terme de la rencontre, le climat initialement marqué par les inquiétudes et les revendications s’est progressivement apaisé. Les représentants syndicaux ont pris acte des engagements annoncés et réaffirmé leur disponibilité à accompagner le processus de réforme.
La secrétaire générale au ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Économie du Climat, Pascaline Mbangu, a également pris part aux échanges et marqué son adhésion à la dynamique engagée par la tutelle.
Scarpe MBUYAMBA Espérant
