Chef-lieu de la province du Maï-Ndombe, la saison des pluies met une nouvelle fois à rude épreuve la mobilité urbaine. Plusieurs avenues de la ville se transforment en zones difficiles d’accès après chaque averse, compliquant les déplacements des habitants et l’activité des conducteurs de taxi-moto, communément appelés « Wewa ».

Nids-de-poule, boue, flaques d’eau stagnante et dégradation de la chaussée caractérisent certaines artères de la ville. Pour les usagers, ces conditions rendent les déplacements particulièrement pénibles et augmentent les risques d’accident, notamment pour les motocyclistes contraints de slalomer entre les parties dégradées de la chaussée.

Les conducteurs de taxi-moto figurent parmi les plus exposés. Ils doivent continuer à assurer le transport des habitants malgré l’état des routes, au risque d’endommager leurs engins ou de subir des chutes.

« Nous payons régulièrement nos taxes, mais les conditions de travail ne sont pas bonnes », témoigne un conducteur rencontré au centre-ville. Selon lui, les recettes issues des différentes taxes devraient également contribuer à répondre aux besoins prioritaires de la population, notamment en matière d’entretien des voies de circulation.

Au-delà des difficultés rencontrées par les « Wewa », la dégradation des avenues affecte également les autres usagers et peut peser sur les activités économiques locales. La circulation des personnes et des marchandises devient plus difficile, particulièrement après les fortes pluies.

Face à cette situation, les conducteurs de taxi-moto appellent les autorités compétentes à accorder une attention particulière à l’état des voiries d’Inongo. Ils souhaitent notamment la réhabilitation des avenues les plus dégradées afin d’améliorer la mobilité et de réduire les risques auxquels sont confrontés quotidiennement les usagers.

Pour les habitants, l’enjeu dépasse ainsi la seule question du transport. Il touche directement aux conditions de vie et au fonctionnement de la ville, alors que la saison pluvieuse se poursuit.

Par Jean-Béni Nseposwa et Felly Mbembe, à Inongo/Maï-Ndombe