Le Collectif des députés provinciaux de la RDC exhorte les élus à ne pas prendre part à l'ouverture de la session ordinaire, prévue ce mercredi 30 septembre. À Kinshasa, le Bureau de l'Assemblée provinciale a toutefois décidé de maintenir la cérémonie.

La rentrée parlementaire s'annonce sous tension dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo. Le Collectif des députés provinciaux de la RDC appelle les élus à boycotter l'ouverture de la session ordinaire prévue ce mercredi 30 septembre, pour protester contre dix mois d'émoluments impayés.

Une pression directe sur le gouvernement central

Dans son mot d'ordre, le Collectif réclame au gouvernement central le paiement des arriérés dus aux élus provinciaux. Il demande aux bureaux des différentes assemblées provinciales de ne pas organiser les cérémonies officielles de rentrée parlementaire.

Le mouvement ne se limite pas au boycott. Le Collectif annonce également une manifestation devant le ministère des Finances, pour obtenir un règlement rapide de cette situation.

Kinshasa fait cavalier seul

Dans la capitale, le message n'a pas été suivi par le Bureau de l'Assemblée provinciale, qui maintient la cérémonie d'ouverture. Les députés provinciaux sont officiellement convoqués ce mercredi à 11h dans l'hémicycle.

Les élus kinois ne rejettent pourtant pas la démarche du Collectif. Ils affirment au contraire leur solidarité avec leurs collègues des autres provinces.

« Nous partageons les mêmes préoccupations », confie l'un d'eux à Elite-news.net . Il justifie néanmoins le maintien de la session par les impératifs de l'heure : « Au regard des urgences auxquelles la capitale est confrontée, nous avons le devoir d'ouvrir cette session afin de nous mettre rapidement au travail. »

Un test pour la cohésion du mouvement

Cette divergence illustre la difficulté de concilier revendications salariales et continuité de l'action institutionnelle.

Par Scarpe MBUYAMBA Espérant