À l’occasion de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, le journaliste Elia Muzaliwa appelle les habitants de Bukavu et, plus largement, ceux du Sud-Kivu à faire de la recherche d’une information fiable un véritable réflexe citoyen.
Dans une société où les réseaux sociaux constituent désormais l’une des principales sources d’information, la circulation rapide des rumeurs et des fausses nouvelles représente un défi majeur. Pour Elia Muzaliwa, cette situation impose davantage de vigilance de la part des citoyens comme des professionnels des médias.
Le journaliste rappelle que l’accès à l’information constitue un droit fondamental et un élément essentiel au fonctionnement d’une société démocratique. Une population correctement informée est, selon lui, mieux outillée pour comprendre les enjeux de son environnement, connaître ses droits et participer aux décisions qui concernent la communauté.
« Une population bien informée comprend mieux les enjeux de sa communauté, connaît ses droits et participe activement à son développement, insiste Elia Muzaliwa.»
Face à ce qu’il qualifie d’« infodémie », il encourage les citoyens à adopter trois réflexes essentiels : rechercher l’information à la source, la vérifier avant de la croire et la partager de manière responsable.
Un appel qui prend une dimension particulière au Sud-Kivu, où la diffusion d’informations non vérifiées peut rapidement alimenter les tensions, fragiliser la cohésion sociale ou encore avoir des conséquences dans des domaines sensibles comme la santé publique.
Pour Elia Muzaliwa, l’accès à l’information ne doit donc pas se limiter à la capacité de recevoir ou de consulter des contenus. Il doit également s’accompagner d’une culture de vérification et de responsabilité dans leur diffusion.
« L’information est un droit, mais la rechercher, la vérifier et la partager de manière responsable est une responsabilité collective », conclut-il.»
Messie Ngoma Abalawi
