Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a réagi à la réhabilitation du général-major Sylvain Ekenge dans ses fonctions de porte-parole des FARDC. Il qualifie cette décision de « troublante et indécente ». 

Selon le chef de la diplomatie rwandaise, cette réhabilitation confirme que les discours de haine contre les Congolais tutsi ne sont pas le fait de « brebis galeuses » mais relèvent d'un « projet politique assumé par l'État ». Il accuse aussi Kinshasa d'avoir rendu la nouvelle publique « presque en catimini », par un communiqué du général lui-même consacré à un événement tragique, afin d'étouffer les critiques. 

Le 27 décembre 2025, sur la RTNC, Sylvain Ekenge avait mis en garde les Congolais qui épousent des femmes tutsi. Il les accusait de faire venir des hommes tutsi au domicile conjugal pour « préserver leur race ».

Olivier Nduhungirehe assimile ces propos au premier des « Dix commandements du Hutu », publiés en 1990 par Hassan Ngeze, condamné par le TPIR. Suspendu à la suite du tollé international, sans poursuites judiciaires, l'officier retrouve son poste neuf mois plus tard.

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