Une vague de mortalité inexpliquée frappe le cheptel caprin et ovin de Bokolo depuis plusieurs jours. Chèvres et moutons meurent après avoir présenté des symptômes inquiétants, sans qu'aucune cause n'ait pour l'heure été formellement établie. Une situation qui plonge les éleveurs locaux dans l'inquiétude et pousse les autorités à réclamer une intervention vétérinaire urgente.
Depuis quelques jours, le village de Bokolo, dans le secteur de Bolia, vit au rythme d'une inquiétante hécatombe animale. Plusieurs petits ruminants—principalement des chèvres et des moutons—y sont morts dans des circonstances encore mal élucidées, semant l'inquiétude parmi les familles d'éleveurs de cette localité du territoire d'Inongo, en province du Maï-Ndombe.
Des symptômes préoccupants avant la mort des animaux
Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, les animaux touchés présentaient des signes cliniques similaires avant de succomber. Des vomissements ont notamment été observés chez plusieurs bêtes, quelques heures avant leur décès.
« Plusieurs petits bétails sont tombés malades avant de mourir après avoir vomi », a confirmé Bayembi Bolombelo, chef du village de Bokolo, joint par nos soins.
À ce stade, aucun diagnostic officiel n'a été posé. L'origine de cette mortalité—intoxication, épizootie ou autre facteur—reste totalement inconnue, ce qui alimente les craintes d'une propagation incontrôlée au sein des troupeaux encore épargnés.
Un cheptel vital pour l'économie des ménages
Au-delà de l'aspect sanitaire, c'est bien la dimension économique de la crise qui inquiète le plus la communauté. Dans cette partie du secteur de Bolia, l'élevage des petits ruminants n'est pas un simple complément de revenu : il constitue pour de nombreuses familles un véritable pilier de subsistance.
Si la mortalité venait à se poursuivre au même rythme, les conséquences pourraient être lourdes pour des ménages déjà fragilisés, pour qui chèvres et moutons représentent à la fois une épargne sur pattes et une source de revenus immédiate.
Les autorités appellent à la vigilance et à un signalement rapide
Face à l'ampleur de la menace, les autorités locales ont lancé un appel pressant aux éleveurs : tout nouveau cas suspect doit être signalé sans délai aux services vétérinaires compétents. Objectif : permettre aux spécialistes d'examiner les bêtes affectées, d'identifier l'agent responsable de ces décès et de définir les mesures sanitaires à mettre en œuvre.
En attendant cette intervention, des consignes de prudence ont été formulées à l'intention des éleveurs, à commencer par la séparation stricte des animaux malades ou présentant des signes suspects d'avec ceux qui paraissent encore en bonne santé — une mesure de bon sens destinée à freiner une éventuelle contagion tant que la nature exacte de la maladie demeure incertaine.
Une intervention vétérinaire attendue avec urgence
Localement, tous les regards sont désormais tournés vers les services vétérinaires, dont l'intervention est jugée indispensable pour clarifier l'origine de cette épidémie. Les autorités de Bokolo espèrent une réponse rapide, qui permettrait non seulement de faire la lumière sur les décès déjà enregistrés, mais surtout de protéger les troupeaux encore indemnes avant que la situation ne s'aggrave davantage.
Felly Mbembe et Jean Béni à Inongo
