Dans le territoire de Kole, au Sankuru, un centre de santé construit dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) reste toujours fermé, alors que son bâtiment serait achevé depuis plus de deux ans. À Bandal, la population attend désormais que cette infrastructure soit équipée et effectivement mise en service.

Le bâtiment est là, visible au cœur de la communauté. Mais pour les habitants de Bandal et des environs, l’essentiel reste encore à faire : transformer cette infrastructure en un véritable établissement de soins capable d’accueillir les patients dans des conditions appropriées.

Selon Claude Etshindo Tshi, chef titulaire du quartier Bandal, le centre de santé ne disposerait pas encore de plusieurs équipements indispensables à son fonctionnement. Il cite notamment l’absence de lits, de médicaments et de matériels médicaux nécessaires à la prise en charge des patients.

Cette situation nourrit les attentes de la population locale, qui considère la construction du bâtiment comme une première étape. Pour les habitants, l’infrastructure ne pourra véritablement répondre aux objectifs du PDL-145T que lorsqu’elle sera équipée, dotée du personnel médical requis et ouverte aux patients.

Au-delà de la question de l’infrastructure, l’enjeu est celui de l’accès aux soins de proximité. Dans cette partie du territoire de Kole, la mise en service du centre pourrait permettre aux habitants de disposer d’une structure sanitaire plus proche et de réduire, selon les besoins locaux, les contraintes liées à l’accès aux soins.

La population appelle ainsi les autorités compétentes à finaliser le processus de mise en service. Elle souhaite notamment que les équipements médicaux nécessaires soient disponibles, que le personnel soit affecté et que le centre puisse commencer à fonctionner dans des conditions adéquates.

Réalisé dans le cadre du PDL-145T, le centre de santé de Bandal est présenté comme une infrastructure destinée à contribuer au renforcement de l’offre sanitaire locale. Mais son impact concret dépend désormais de son opérationnalisation.

À Bandal, l’attente ne porte donc plus uniquement sur la construction d’un bâtiment. Elle concerne surtout son passage à l’étape suivante : devenir un centre de santé pleinement fonctionnel au service de la population.

Par Gustave PADI